Le religieux libyen Bouajila justifie les décapitations et les mutilations corporelles « pour semer la terreur dans le cœur » des ennemis

Dans une interview avec Al-Tanasuh TV le 16 mai 2015, le religieux libyen Mohammed Bouajila, membre de l’Association libyenne des Oulémas, explique qu’en principe, les décapitations et les mutilations corporelles sont interdites, mais qu’elles sont autorisées dans certaines circonstances « surtout si elles servent à semer la terreur dans le cœur » de l’ennemi.

Et d’ajouter que les musulmans devraient combattre les non-musulmans qui refusent de se convertir à l’islam ou de payer l’impôt de la jizya.

Al-Tanasuh TV appartient à Sadiq Al-Ghariani, mufti de Libye, affilié aux forces « Aube de la Libye ».

Extraits :

Mohammed Bouajila : Les moudjahidines ont reçu l’ordre de ne pas commencer par combattre les populations [non musulmanes]. Comme le soutiennent les érudits religieux – et cela correspond à la réalité musulmane – les [moudjahidines] doivent d’abord leur demander trois choses : dans un premier temps, ils doivent les appeler à se convertir à l’islam. Lorsque les armées arrivent [près d’une ville], elles doivent attendre l’appel des mosquées à la prière. S’il n’y a pas d’appel à la prière, et pas de mosquées, elles attaquent la ville et exigent des résidents qu’ils se convertissent à l’islam.

[…]

S’ils refusent, l’islam ne les force pas à se convertir. [Le Coran dit] : « Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. » Dans un second temps, elles doivent leur demander de payer l’impôt de la jizya. En échange de leur protection, ils doivent payer la jizya. S’ils refusent de se convertir à l’islam, et refusent de payer la jizya, il ne reste aucun autre choix que de les affronter et les combattre. Dites-moi, dans ce genre de cas, qui considère-t-on comme celui qui a commencé la bataille ?

Journaliste : Ce sont eux !

Mohammed Bouajila : Exact. On leur a donné trois options. S’ils avaient choisi de se convertir à l’islam, ils seraient devenus musulmans, même s’ils étaient auparavant hostiles à l’islam. S’ils avaient refusé, ils pouvaient toujours payer la jizya pour leur protection, et cela aurait réglé le problème. Mais s’ils refusent de se convertir à l’islam et de payer la jizya, ce sont eux qui ont choisi l’option du combat et de la discorde. Dans ce genre de situation, les musulmans doivent les combattre. Cela n’existe que dans l’islam.

Journaliste : C’est exact.

Mohammed Bouajila : Dans d’autres religions, quand ils prennent le pouvoir, ils vous forcent [à vous convertir]. C’est arrivé en Libye, en Egypte, en Algérie et dans tous les pays occupés par l’Occident.

[…]

La jurisprudence a statué qu’en principe [la mutilation corporelle] est interdite, mais que s’ils mutilent les corps de nos morts, nous mutilerons les leurs, surtout si cela sème la terreur dans leurs cœurs. Si cela les terrifie et les tétanise, l’intensité de leur combat contre les musulmans peut s’en trouver diminuée.

[…]

Certains décisionnaires ont affirmé que si cela sert un probable intérêt, les décapitations [sont autorisées] comme moyen de semer la terreur. Manifestement, cela doit s’accomplir dans[le cadre d'] une guerre menée par l’islam et en accord avec la jurisprudence islamique.

[…]

Voir les extraits vidéo sur MEMRI TV

http://www.memri.fr/2015/05/25/le-religieux-libyen-bouajila-justifie-les-decapitations-et-les-mutilations-corporelles-pour-semer-la-terreur-dans-le-coeur-des-ennemis/#more-12482

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