Parade militaire du Hezbollah (Source : saidaworld.com)

Alors que les organisations djihadistes gagnent en puissance au Moyen-Orient, et notamment au Liban, en particulier après que de larges secteurs de la Syrie et de l’Irak sont tombés sous le contrôle de l’Etat islamique (EI), qui tente d’y imposer un islam radical, les minorités chrétiennes et la minorité druze au Liban commencent à craindre pour leur avenir, et même pour leurs vies.

Plusieurs incidents se sont récemment produits au Liban, qui ont exacerbé cette crainte : au début du mois d’août 2014, l’EI et Jahbat Al-Nusra (JN) ont envahi la ville frontalière d’Irsal, au nord-est du Liban, et enlevé plusieurs dizaines de soldats et d’agents de sécurité libanais, en coopération avec des citoyens libanais et des réfugiés syriens. Ultérieurement, des militants affiliés à l’EI et à JN ont également tenté de mener une attaque contre la ville de Brital, au sud d’Irsal. Suite aux combats entre le régime d’Assad et les rebelles dans la zone d’Al-Qalamoun en Syrie, près de la frontière orientale et nord-orientale du Liban, ces organisations planifieraient, selon certaines informations, de nouvelles incursions au Liban.

En outre, au début octobre 2014, des groupes armés affiliés à l’EI et à JN, aidés par des réfugiés syriens, ont affronté l’armée libanaise à Tripoli et dans d’autres régions du Nord. Selon des sources militaires libanaises, ces affrontements s’inscrivaient dans un plan global de l’EI et de JN pour créer une continuité territoriale avec la zone d’Al-Qalamoun en Syrie occidentale.

Par ailleurs, au cours de l’année passée, des graffitis pro-EI sont apparus à proximité d’églises et d’écoles chrétiennes dans différentes parties du Liban, menaçant d’instaurer un Etat islamique et de massacrer les chrétiens.

Les minorités au Liban redoutent une intrusion de l’EI et de JN à la frontière orientale du Liban et le soutien actif que ces organisations reçoivent de la part de groupes extrémistes sunnites et de réfugiés syriens à l’intérieur du pays ; mais également que la guerre civile syrienne s’étende au Liban. La préoccupation des chrétiens est exacerbée par la faiblesse du gouvernement central, l’incapacité de l’armée libanaise à les protéger, et la crainte qu’aucun élément extérieur ne vienne à leur aide, sinon peut-être en leur accordant des permis d’immigration.

En réaction à cette situation, de larges pans de la population chrétienne ont commencé à s’armer et à chercher la protection de différents éléments – y compris du Hezbollah, qui exploite leurs souffrances dans son propre intérêt. Ils ont également tenu des conférences et publié des communiqués exhortant à la tolérance religieuse et demandant la protection et l’assistance de la communauté internationale.[1]

Le présent rapport examine les appréhensions de la minorité chrétienne au Liban, les signes de tensions entre les chrétiens et les éléments sunnites extrémistes, et la tentative de certains chrétiens de s’armer et/ou de se rapprocher du Hezbollah afin d’obtenir sa protection. Il examine également leurs efforts pour attirer l’attention publique sur leur sort et réfréner l’extrémisme sunnite, avec l’aide de la direction sunnite modérée au Liban et ailleurs.

Tensions entre sunnites et chrétiens : des chrétiens brûlent des drapeaux de l’EI et de JN ; des sunnites vandalisent des croix et inscrivent des graffitis menaçants

Fin 2014, les médias libanais ont largement fait état de la crainte des chrétiens à l’égard des organisations musulmanes extrémistes – en premier lieu l’EI et JN – et du soutien dont ces organisations bénéficient parmi les sunnites libanais et les réfugiés syriens à travers tout le Liban. Ce soutien a trouvé une expression tangible dans les violents affrontements qui ont éclaté à Irsal en août 2014 et à Tripoli deux mois plus tard, entre l’armée libanaise et des groupes armés libanais s’identifiant à l’EI et à JN, et également dans les slogans pro-EI et anti-chrétiens apparus sur les murs des églises, des écoles et même des maisons dans différentes parties du pays.

Craignant l’influence de ces éléments extrémistes, et en protestation contre leurs crimes, tels que l’exécution de deux soldats libanais le 30 août 2014, plusieurs jeunes hommes d’Al-Ashrafiya, quartier chrétien de Beyrouth, ont brûlé un drapeau de l’EI portant le message de lashahada (proclamation de foi musulmane, « Il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et Mahomet est son prophète »). Des activistes chrétiens sur Internet ont aussi lancé un « défi pour brûler le drapeau de l’EI » et appeler d’autres à faire de même.[2] Le ministre de la Justice libanais Ashraf Rifi, de la faction sunnite Al-Mustaqbal, a appelé à punir avec sévérité les auteurs de ces actes, au motif qu’ils pouvaient semer la guerre civile. A l’inverse, le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, du parti chrétien de Michel Aoun, a appelé les chrétiens à faire la distinction entre l’EI et l’islam.[3]

Des manifestants brûlent un drapeau de l’EI dans le secteur chrétien de Beyrouth (Source : Dailystar.com.lb, 1er septembre 2014)

Le lendemain, 31 août 2014, plusieurs sunnites de Tripoli ont réagi en brûlant deux croix, et en taguant des graffitis « L’EI arrive » sur plusieurs églises de la ville.[4]


Deux croix brûlées à Tripoli (Source : Alhadathnews.net, 31 août 2014)

Au cours des semaines suivantes, plusieurs messages pro-EI et anti-chrétiens sont apparus dans différents secteurs. « L’EI arrive » a été inscrit sur le mur d’une église à Zghata, dans le nord du Liban et sur les murs d’une ville proche de Tyr au Sud ; [5] le message « Il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah – Etat islamique » est apparu sur les murs de Ghaza dans la vallée de la Bekaa occidentale,[6] « l’Etat islamique brisera la croix » a été peint à la bombe sur le mur d’une église à Al-Mina dans le nord,[7] et le message « Nous sommes venus pour vous massacrer, adorateurs de la croix » a été inscrit sur le mur d’une école chrétienne à Tripoli.

« Nous sommes venus vous massacrer, adorateurs de la croix », sur le mur d’une école chrétienne à Tripoli (Al-Safir, Liban, 2 septembre 2014)


« L’Etat islamique arrive » sur le mur d’une église à Al-Mina (Alnashra.com, 31 août, 2014)

Conférences et déclarations appelant à une protection internationale

Les chrétiens du Liban ont répondu à la menace par plusieurs autres méthodes également. Au niveau médiatique, ils ont tenu des réunions et des conférences et publié des déclarations pour tenter d’attirer l’attention sur leur sort au Liban et ailleurs et d’obtenir une protection internationale. Lors de ces réunions, ils ont évoqué la nécessité de combattre l’extrémisme sunnite, en coopération avec la direction sunnite modérée au Liban et dans le monde arabe. Ainsi, le 7 août 2014, les patriarches des églises orientales au Liban ont tenu une conférence au cours de laquelle ils ont appelé les dirigeants religieux sunnites et chiites à prononcer des fatwas contre l’assassinat de chrétiens.[8]

Le 3 septembre, les archevêques maronites du Liban, sous la direction du patriarche Bechara Boutros al-Rahi, ont publié un communiqué déclarant leur opposition à « toutes les formes de discrimination, d’oppression, d’expulsion et de meurtres commis par des groupes extrémistes et tafkir, qui exploitent la religion pour promouvoir des intérêts et des projets qui n’ont rien à voir avec les valeurs bien connues de l’islam ».

Cette déclaration appelle également la communauté internationale, le Conseil de sécurité des Nations unies et la Cour pénale internationale de La Haye à « prendre les mesures nécessaires afin de mettre fin à la tragédie [des chrétiens] ».[9] Lors d’une conférence qui s’est tenue à Washington du 9 au 11 septembre, évoquant la situation des chrétiens dans l’Orient arabe, Al-Rahi a exhorté les Etats-Unis à protéger les chrétiens.[10]

S’armée pour se défendre ou faire confiance à l’armée et au Hezbollah pour une protection ?

Dans le même temps, les chrétiens ont pris des mesures pour se défendre contre les extrémistes par les armes, en coopération avec l’armée libanaise et avec les forces de sécurité du Hezbollah. Le 17 septembre 2014, le quotidien libanais pro-Hezbollah Al-Akhbar a publié une série d’articles faisant état de préparatifs militaires et sécuritaires des chrétiens, dans différentes parties du Liban : dans le nord de la Bekaa, zone contrôlée principalement par le Hezbollah à la frontière avec l’EI et JN ; dans les villes et villages de la Bekaa centrale, proches de la frontière syrienne ; dans la région de Tyr et au Sud, sous contrôle du Hezbollah ; dans la région du mont Liban, peuplée principalement de druzes ; et dans le Nord, peuplé surtout de sunnites, dont certains soutiennent les organisations extrémistes dans une certaine mesure.


(Source : Worldmaps.net)

Ces articles affirment que les chrétiens dans le pays s’arment de manière indépendante ou avec l’aide des partis politiques chrétiens, afin de se défendre des organisations extrémistes le moment venu ; d’autres comptent sur le Hezbollah pour les protéger, et certains prennent des mesures de sécurité, en coopération avec l’armée ou les conseils municipaux, telles que patrouiller dans leurs régions, contrôler les réfugiés syriens et leur imposer un couvre-feu la nuit. [11]

Il semble que plusieurs considérations influencent les chrétiens des différentes régions, sur la décision de s’armer et de savoir sur qui compter pour assurer leur défense. La première est celle de leur affiliation politique : certains chrétiens sont affiliés au Courant patriotique libre (CPL) de Michel Aoun, qui fait partie de l’Alliance du 8 mars, dirigée par le Hezbollah ; tandis que d’autres sont affiliés au parti Kataeb et au parti des Forces libanaises, qui font partie du courant rival, les Forces du 14 mars. Ce dernier s’oppose à la détention d’armes par des éléments non gouvernementaux, y compris le Hezbollah.

Une autre considération est la proximité avec la frontière syrienne et avec la zone où l’EI et JN combattent le régime d’Assad et le Hezbollah, et où les hommes armés mènent leurs incursions à Irsal et dans d’autres villes du nord-est du Liban. Naturellement, les chrétiens qui vivent près de la frontière ressentent un besoin accru de s’armer.

Un troisième facteur est la réticence à prendre les armes ressentie par certains chrétiens, en particulier dans la région du mont Liban, en raison de leur expérience amère de la guerre civile libanaise. Les articles publiés dans Al-Akhbar expriment un certain écart entre la position de la population chrétienne, qui attend de ses dirigeants, tous partis et courants confondus, qu’ils prennent des mesures pour un armement, et celle des dirigeants eux-mêmes, opposés au recours aux armes.

Selon l’un des articles d’Al-Akhbar, tous les chrétiens de la ville frontalière d’Al-Qa’a, au nord de la Bekaa – toutes factions et courants confondus – ont organisé des patrouilles nocturnes armées dans leur ville, en coopération avec la police locale, pour se protéger des infiltrations de miliciens armés et le mouktar de la ville avait déclaré que « l’armée libanaise et le Hezbollah n’abandonneront pas » les chrétiens.

Un autre article cite un responsable du parti Al-Kataeb d’Amine Gemayel, dans la région de Zahlé au centre de la Bekaa. Il affirme que les partisans de son parti appellent à armer les chrétiens, et que le parti, en dépit de son opposition, avait succombé à la pression et informé ses partisans qu’ils étaient libres de créer des liens sécuritaires avec toute force ou parti [y compris le Hezbollah] en cas de besoin.

Cet article cite également le coordinateur du parti des Forces libanaises de Samir Geagea dans la même région, affirmant : « Nous ne fournissons d’armes à personne, mais nous conseillons à ceux qui doivent se défendre d’acquérir des armes à leurs frais ». Le coordinateur local du parti de Michel Aoun, le Courant patriotique libre, a affirmé que son parti était « opposé à l’idée de recourir aux armes… mais que si la situation empirait, nous ne resterons pas les bras croisés, bien entendu ».

Un troisième article cite un marchand d’armes dans le nord de la Bekaa, affirmant que de nombreux chrétiens achètent des armes à feu personnelles, voire des armes plus lourdes, et que les différentes factions et partis chrétiens dans la région avaient vidé leurs entrepôts et livré des armes à leurs partisans. Il ajoute que les militants chrétiens des Forces du 14 mars se sont même adressés au Hezbollah pour obtenir des armes et ont exprimé leur souhait de combattre à ses côtés le cas échéant.[12]

Le quotidien Al-Safir, qui soutient également les Forces du 8 mars, a rapporté que le Hezbollah avait promis sa protection aux chrétiens du nord de la Bekaa.[13]

Rejoindre les Brigades de la résistance : des milices chrétiennes sous commandement du Hezbollah

De manière surprenante, il semble que certains chrétiens aient décidé non seulement de se fier au Hezbollah pour les sauver le moment venu, mais de rejoindre des milices opérant dans le cadre de cette organisation. Plusieurs articles récents publiés dans les médias libanais indiquent que le Hezbollah œuvre au recrutement d’un grand nombre de chrétiens dans les Brigades de la résistance (Saraya Al-Muqawama), constituées de mercenaires au service du groupe.

Le 12 novembre 2014, le quotidien Al-Nahar rapportait que le Hezbollah s’efforce de recruter des chrétiens, des druzes et des sunnites au sein des Brigades de la résistance pour combattre l’EI et JN. Selon l’article, le Hezbollah fournit aux recrues un entraînement et des armes, et leur verse même un salaire mensuel, de 1 500 à 2 500 dollars par mois. Et d’ajouter que les chrétiens qui rejoignent le Hezbollah sont des jeunes qui craignent pour leur sort en raison de la montée de l’EI, et d’autres qui ont des difficultés financières. [14]

Le même jour, Al-Nahar a publié une interview du commandant des Brigades de la résistance, sous couvert d’anonymat, qui affirmait que des milliers de jeunes de toutes appartenances religieuses souhaitent rejoindre ses rangs, des chrétiens pour la plupart. Il reconnaît qu’il existe deux groupes purement chrétiens à Deir Al-Ahmar et à Ras Ba’albek – deux villes frontalières au nord du Liban – de plusieurs centaines d’hommes.[15]

La plupart des informations publiées indiquent que les chrétiens qui rejoignent les Brigades de la résistance du Hezbollah sont des partisans du Courant patriotique libre, dirigé par l’allié de longue date du Hezbollah, Michel Aoun.

Ainsi, Al-Nahar rapportait le 13 septembre 2014, citant des chrétiens opposés au Courant patriotique libre, que le mouvement avait établi conjointement avec le Hezbollah des brigades chrétiennes à Jezzine, au Liban-Sud.[16] Une autre information, publiée par le site de presse libanais Nowlebanon le 4 octobre 2014, citait un activiste des droits de l’Homme, sous couvert d’anonymat à Sidon, affirmant que des réunions secrètes se tenaient dans des maisons de Jezzine entre des représentants du Hezbollah et des partisans du Courant patriotique libre, pour discuter de la création de brigades chrétiennes constituées de ces derniers. Et d’ajouter que le Hezbollah arme des jeunes chrétiens pour défendre leurs villages, leur versant un salaire mensuel de 500 dollars. Il convient de mentionner que des représentants du Courant patriotique libre ont démenti cette information, affirmant qu’ils étaient opposés à l’idée d’armer les chrétiens.[17] L’union des villages de la région de Jezzine a également démenti cette information.[18]

Toutefois, selon un article du quotidien Al-Akhbar sur les chrétiens au Sud-Liban, certains chrétiens – même parmi ceux appartenant aux Forces du 14 mars – ont demandé au Hezbollah de les former secrètement et de les armer dans le cadre des Brigades de la résistance, et certains chefs de villages et dirigeants à l’est de Sidon ont demandé la protection du Hezbollah, au cours d’une réunion avec l’ancien membre du bureau politique de l’organisation, Ghaleb Abou Zainab.[19]

Le 12 novembre 2014, le secrétariat des Forces du 14 mars a condamné « le phénomène répandu d’armement sous la supervision du Hezbollah, et sous l’égide des soi-disant ‘Brigades de la résistance’… [phénomène] qui menace la stabilité de la société libanaise ».[20]

Le Hezbollah alimente la crainte des groupes djihadistes pour rallier le soutien chrétien et druze

Le Hezbollah et les médias qui le soutiennent ont intérêt à alimenter la crainte de l’EI et de Jabhat Al-Nusra parmi les minorités chrétiennes et la minorité druze au Liban et à les armer, afin de justifier l’existence des armes de l’organisation et son implication militaire en Syrie, de se présenter comme le seul élément qui peut défendre les minorités du pays, et de les inciter à rejoindre ses rangs, ainsi que ceux de Saraya Al-Muqawama.

Le Hezbollah espère gagner le soutien politique de ces deux minorités, en particulier des chrétiens qui soutiennent les Forces du 14 mars et des druzes qui défendent Walid Joumblatt. A ce sujet, le chef du Parti de l’option libanaise, Ahmad Al-As’ad, un chiite anti-Hezbollah – a déclaré : « Le Hezbollah opère parmi les jeunes chrétiens, sunnites et druzes dans la Bekaa, cherchant à faire des recrues et à les attirer par de l’argent… et les effrayant sur l’avenir… En sus des jeunes chiites, le Hezbollah attire également d’autres sectes dans le jeu de la mort [en Syrie]… Le Hezbollah submerge le pays d’armes afin de se [blanchir] et de gagner le soutien des différentes sectes ».[21]

Des déclarations similaires ont été faites par l’ancien rédacteur en chef du quotidien Al-Sharq Al-Awsat, basé à Londres, Tariq Alhomayed, qui a écrit dans un éditorial daté du 15 novembre 2014 : « Le Hezbollah a besoin d’un soutien confessionnel pour justifier sa présence en Syrie et affirmer ainsi qu’il n’est pas le seul élément [au Liban] qui se bat pour défendre le criminel Assad, ni le seul élément qui applique l’ordre du jour communautaire iranien ».[22]

Par E. B. Picali, chercheur à MEMRI

Notes :

[1] Ainsi, le 3 décembre 2014, Al-Azhar a accueilli une conférence internationale au Caire, appelant à s’opposer à la violence et à l’extrémisme, avec la participation de centaines de chefs religieux musulmans et chrétiens venus de 120 pays. Al-Mustaqbal (Liban), 5 décembre 2014.

[2] Lbcgroup.tv, 8 septembre 2014.

[3] Al-Hayat (Londres), 30 août 2014. Le quotidien libanais Al-Nahar a rapporté que des graffitis contre les réfugiés syriens étaient apparus à Al-Ashrafiya.

[4] Alquds.co.uk, 31 août 2014 ; Al-Safir (Liban), 1er septembre 2014.

[5] Lbcgroup.tv, 31 août 2014 ; Al-Nahar (Liban), 5 septembre 2014 Al-Mustaqbal (Liban), 7 novembre 2014.

[6] Saida-facts.com, 3 septembre 2014.

[7] Al-Akhbar (Liban), 5 septembre 2014.

[8] Al-Mustaqbal (Liban), 8 août 2014.

[9] Aljadeed.tv, 3 septembre 2014.

[10] Al-Mustaqbal (Londres),11 septembre 2014.

[11] Pour un compte-rendu du couvre-feu nocturne imposé aux réfugiés dans certaines villes chrétiennes, voir Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 16 août 2014.

[12] Al-Akhbar (Liban), 17 septembre 2014.

[13] Al-Safir (Liban), 9 septembre 2014.

[14] Al-Nahar (Liban), 12 novembre 2014.

[15] Al-Nahar (Liban), 12 novembre 2014.

[16] Al-Nahar (Liban), 13 septembre 2014. Voir aussi Al-Mustaqbal (Liban), 16 septembre 2014.

[17] Now.mmedia.me, 14 octobre 2014.

[18] Al-Mustaqbal (Liban), 14 septembre 2014.

[19] Al-Akhbar (Liban), 17 septembre 2014.

[20] Al-Mustaqbal (Liban), 13 novembre 2014.

[21] Al-Mustaqbal (Liban), 14 novembre 2014.

[22] Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 15 novembre 2014.

http://www.memri.fr/2015/05/21/les-chretiens-au-liban-craignant-letat-islamique-et-jabhat-al-nusra-cherchent-a-sarmer-et-a-obtenir-la-protection-de-la-communaute-internationale-et-du-hezbollah/

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