Le Pakistan, véritable fossoyeur des droits humains et fer de lance de l'offensive menée par l'OCI à l'ONU pour faire criminaliser le blasphème au niveau mondial, brigue un siège au Conseil des droits de l'Homme !

UN Watch a piloté une pétition au Conseil pour que le Pakistan libère Asia Bibi, condamnée à mort pour «blasphème».

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Genève, le 13 mars - Cinquante défenseurs des droits humains et un ancien président de l'Assemblée générale des Nations Unies appellent le Pakistan à empêcher qu’une mère chrétienne de cinq enfants accusée de blasphème soit pendue au Pakistan.

La pétition a été présentée il y a quelques instants à la séance plénière du Conseil des droits de l’Homme par Anne-Isabelle Tollet, journaliste à France 24 et auteur de Blasphème, un livre sur l'histoire d'Asia Bibi.

«Dans le contexte de la candidature du Pakistan au Conseil des droits de l’Homme, le gouvernement devrait poser un geste important en libérant Asia Bibi et en abrogeant sa loi sur le blasphème, qui est inconciliable avec les droits humains fondamentaux», a déclaré Hillel Neuer, directeur de UN Watch, un groupe sur les droits humains basé à Genève qui a aidé à organiser la pétition.

Mme Tollet a également parlé d’Asia Bibi aujourd'hui devant 400 participants au Sommet de Genève pour les droits de l'homme organisé par UN Watch et 19 autres ONG des droits humains.

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IL FAUT LIBÉRER ASIA BIBI DES GEÔLES PAKISTANAISES !

Depuis juin 2009, Asia Bibi, citoyenne pakistanaise mère de cinq enfants, a été emprisonnée dans des conditions effroyables et intolérables à la prison de Sheikhupura, dans la province du Pendjab.

Son crime : être une chrétienne qui a bu un verre d'eau tiré d'un puit appartenant à ses amis musulmans.

Condamnée à mort par pendaison pour blasphème, Asia Bibi continue à proclamer son innocence du fond d’une cellule sans fenêtre, dont elle peut toucher les deux murs en étendant les bras.

Asia Bibi a fait appel de sa condamnation à mort, mais son procès n'aura pas lieu avant deux ans. Nous refusons d'accepter que cette mère de famille continue à dépérir dans sa cellule putride, étouffante et glaciale pendant si longtemps - surtout sans le droit de voir ses enfants.

La loi sur le blasphème au Pakistan est une menace pour tous les citoyens pakistanais, indépendamment de leur religion. Les musulmans en sont en réalité les principales victimes. Sous la pression islamiste, les autorités pakistanaises ont abandonné leurs efforts pour réformer cette loi injuste, et préfèrent laisser mourir Asia Bibi.

Ce n'est que si la communauté internationale se mobilise et lance une campagne déterminée et énergique que les autorités pakistanaises seront contraintes de respecter les droits de l'homme.

Nous ne pouvons et ne voulons fermer les yeux et garder le silence face à la situation d'Asia Bibi.

La Déclaration universelle des droits de l'homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques garantissent le droit de pratiquer sa religion et d'exprimer librement son opinion. Le Pakistan a ratifié ce dernier traité en 2010. Un engagement international de ce type n'est pas compatible avec la criminalisation continue du blasphème par la législation pakistanaise.

Nous appelons solennellement au gouvernement de la République islamique du Pakistan à libérer Asia Bibi.

Signataires :
Hillel C. Neuer, Executive Director United Nations Watch
Alain Jakubowicz, Président de la Licra
Fodé Sylla, Parrain du Collectif Contre le Terrorisme
Annie Sugier, Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes
Lise Haddad, Présidente du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme
Dominique Sopo, Président de SOS Racisme
Diagne Chanel, Présidente du Comité Soudan
Michèle Vianès, Présidente de Regards de Femmes
Sobhy Gress, Secrétaire Général de Solidarité Copte France
Fazal ur Rehman Afridi, Président de l’Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber
Malka Marcovich, Vice présidente du Comité Laïcité République
Mariam Abdo, Représentante du Rassemblement pour la Démocratie au Liban
Jacky Mamou, Président du Collectif Urgence Darfour
Irène Saya, Présidente de PEREC
Pierre Henry, Directeur Général de France terre d’asile
Séta Papazian, Présidente du Collectif Vigilance Arménienne contre le Négationnisme
4ème Sommet de Genève pour les droits de l'homme et la démocratie. Voir le programme
13 mars 2012 - Centre international de conférences, Genève, Suisse
Infos et inscriptions : www.genevasummit.org
Sources : UN Watch, 13 mars 2012 et http://www.postedeveille.ca/
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