Dans son best-seller Les soldats d'Allah à l'assaut de l'Occident, Djemila Benhabib pour-fend les gauchistes naïfs qui, sous prétexte «d'ouverture aux autres» et de «respect de la diversité », font le jeu des fondamentalistes musulmans.

Elle les appelle «les idiots utiles».

Vive les pédos !

Ces «idiots utiles» permettent aux barbus de répandre leur poison idéologique au sein des sociétés occidentales.

Mais il y a 40 ans, il y avait d'autres «idiots utiles» en Europe. D'autres adeptes de la gauche gnan-gnan qui, sous le couvert de la tolérance, ouvraient la porte à des idéologies dangereuses.

Ils ne faisaient pas le jeu des islamistes, à cette époque, mais celui des pédophiles.

Dans le dernier numéro de la revue française Books (un numéro spécial portant sur la sexualité et intitulé Le pouvoir du sexe), on trouve un texte passionnant sur les expériences qui ont été menées dans certaines garderies allemandes à la fin des années 1960 et au début des années 1970.

C'est ahurissant.

Jouir sans entrave

À l'époque (nous sommes au lendemain de mai 68), la révolution sexuelle battait son plein. Il fallait «jouir sans entrave», combattre les tabous, bousculer l'ordre bourgeois et la morale puritaine.

Plus une personne baisait, plus elle multipliait les partenaires (et plus elle se gelait la bine), plus on la considérait libre et épanouie.

Certains militants ont commencé à dire qu'il fallait libérer les individus de la morale bourgeoise le plus tôt possible, à 10 ans, 7 ans, 5 ans.

On a donc commencé à implanter dans certaines garderies alternatives des programmes destinés à aider les enfants à «explorer leur sexualité».

«Décoincer» les enfants

Au début, on leur enseignait l'ABC de la physiologie: c'est quoi un pénis, c'est quoi un vagin, etc.

Mais peu à peu, on s'est mis à déraper.

On organisait des jeux «amoureux» pendant lesquels les enfants se déshabillaient, on leur lisait des magazines pornographiques, on mimait des accouplements, on leur racontait des blagues cochonnes pour les «décoincer».

«Pour un enfant, les câlins avec les adultes sont précieux, y compris ceux qui incluent un rapport sexuel», affirmait un «guide de l'endoctrinement positif de l'enfant» publié en Allemagne en 1971.

Question niaiseuse

À l'époque, la gauche trouvait ces expériences «tripantes», «libératrices». Dans certaines communes, on encourageait les mères à montrer leur sexe à leurs enfants...

Aujourd'hui, il est difficile de croire que ces balivernes aient été prises au sérieux. C'était pourtant le cas. On croyait vraiment qu'avoir des relations sexuelles avec des adultes était bénéfique pour les enfants.

Chaque époque a ses lubies.

Celle de notre époque est le culte de la diversité culturelle, qui nous pousse à accepter l'inacceptable.

Par exemple: sur la couverture du dernier Maclean's, on voit une femme entièrement voilée, avec, comme titre: « Who are we to judge? » (Qui sommes-nous pour juger?).

Des fascistes religieux obligent les femmes à se voiler de la tête au pied et on est là à se dire qu'on ne devrait peutêtre pas les juger. Dans 20 ou 30 ans, nos enfants ne croiront pas qu'on a déjà été aussi niaiseux...

 

 

 

 

Chroniques Richard Martineau/http://lejournaldemontreal.canoe.

 

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