Le mouvement HLM a dénoncé mardi 21 février 2012 "un travail scientifiquement biaisé" du Centre d'analyse stratégique (CAS) qui a affirmé que "les aides au logement en faveur des ménages modestes pourraient nettement gagner en efficacité".

L’Union sociale pour l’habitat (USH), qui regroupe les organismes HLM, regrette, dans un communiqué, « que le CAS s’abstienne d’analyser (…) l’accroissement de la demande de logement et dont les causes sont multiples : démographie, décohabitation des familles, précarisation et paupérisation de la population, vieillissement qui entraîne une rigidification des occupations des logements quels qu’ils soient.

Deux tiers des aides oubliés - Le mouvement HLM « trouve également très regrettable qu’il concentre ses propositions sur le seul logement social, omettant de signaler que ce secteur ne recueille que le tiers des aides, soit environ 12 milliards d’euros, tandis que le secteur locatif privé et les propriétaires occupants, se partagent les 25 milliards d’euros restants ».

Les aides limitées de l’Etat - « Enfin, le CAS omet de signaler que la part des aides de l’Etat à la production HLM est restreinte au regard des autres financements des opérateurs HLM, notamment les emprunts auprès de la Caisse des dépôts qui financent les opérations pour près des trois quarts de leur coût, et qui sont remboursés par les organismes grâce aux loyers perçus et non par la collectivité elle-même », souligne le communiqué.

Dans un rapport rendu public le 15 février, le CAS, qui conseille le gouvernement, a notamment suggéré d’ »évaluer, mieux qu’on ne le fait aujourd’hui, le rapport coût-efficacité des interventions publiques » afin de s’assurer que « les sommes dépensées correspondent bien à des réductions effectives de loyers ».

 

sources AFP  et link

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