L'islamiste algérien radical Abdallah Djaballah et ancien candidat à l'élection présidentielle a mis en route vendredi le processus de création d'un nouveau parti politique, a annoncé samedi la radio publique francophone.



Abdallah Djaballah
Abdallah Djaballah
M. Djaballah a annoncé vendredi à Alger l'installation prochaine d'une "instance nationale" composée de conseillers pour l'élaboration d'un programme en prévision de la tenue du congrès constitutif d'un nouveau parti dénommé "Front pour la justice et le développement".

Le dirigeant islamiste a précisé que "le congrès constitutif du parti se tiendra après l'installation de cette instance", selon la même source.

M. Djaballah, qui avait été candidat à l'élection présidentielle en 1999 et en 2004, remportées par l'actuel chef d'Etat Abdelaziz Bouteflika, a indiqué que "la culture de l'entraide et de la justice sociale" constituerait les fondements de son parti.

M. Djaballah avait, à la suite de différends avec ses partisans, quitté en 2000 la formation qu'il avait fondée au début des années 1990, le Mouvement Ennahda (renaissance). Il avait ensuite créé le Mouvement de la réforme nationale (MRN) qu'il a également quitté en raison d'un conflit interne.

Concernant l'octroi par les autorités de l'agrément à son parti, M. Djaballah a indiqué qu'il "n'avait reçu jusqu'à présent aucune réponse officielle".

"Cependant, les dernières déclarations du ministre de l'Intérieur et des collectivités locales sont encourageantes", a-t-il relevé.

Le ministre de l'Intérieur, Daho Ould Kablia, avait déclaré fin octobre qu'une nouvelle loi assouplira les conditions de création de nouveaux partis politiques.

M. Ould Kablia avait précisé que son département entamera l'examen des demandes d'agrément après l'adoption fin novembre par l'Assemblée nationale de la nouvelle loi.

Les députés algériens ont commencé mercredi l'examen de ce texte, très attendu par une dizaine de formations en attente d'autorisation. Mais il interdit aux anciens militants du Front islamique du salut (FIS, interdit depuis 1992) de reconstituer un parti.



Source AFP
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