L’Alliance de l’Algérie verte mise sur 120 sièges à l’APN

Bouguerra Soltani se voit Premier ministre d’un gouvernement de coalition

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L’Alliance de l’Algérie verte vise 120 sièges de députés à la prochaine APN et se voit à la tête d’un gouvernement de coalition. Les chefs des trois partis islamistes qui constituent cette alliance promettent à leurs militants une victoire écrasante lors des législatives du 10 mai. « L’Alliance de l'Algérie verte mise sur 120 sièges dans le prochain parlement », a affirmé le président du MSP, Bouguerra Soltani, ce mardi 24 avril, au cours d’une conférence de presse animée à Alger conjointement avec ses alliés, Hamlaoui Akouchi (Ennahda) et Fatah Rebaï (El Islah).

Pour Soltani, la victoire de "l’Algérie verte" est acquise : « nous avons reçu des signes forts de la part des citoyens durant tous les meetings que nous avons organisés à ce jour à travers le territoire national ». Ces même « signes » font dire à l’ex‑ministre, toujours poursuivi par la justice suisse pour torture, « que seule la fraude est en mesure de stopper l’avancée de l’Alliance de l’Algérie verte ».

Le patron d’Ennahda, Fatah Rebaï, affirme que l’ambition de rafler 120 sièges parlementaires « ne se base pas sur les résultats d’un sondage mais bien sur un constat fait sur le terrain durant la première semaine de la campagne électorale ». Cet engouement des électeurs trouve son origine dans les propositions faites par l’Alliance islamiste, « notamment en matière d’emploi, de lutte contre la bureaucratie et la corruption et de « soutien du pouvoir d’achat des Algériens ».

Le chef d’El Islah, Hamlaoui Ackouchi, annonce même sa disposition à diriger un gouvernement de coalition ouvert à tous les courants politiques. Un vœu partagé par Soltani qui souhaite l’amorce d’un dialogue avec les différentes formations politiques après les élections législatives en vue de constituer un gouvernement de coalition : « aucun parti ne peut gouverner seul », a‑t‑il dit.
Les leaders de l’Alliance islamiste ont rejeté les remarques formulées par La Commission nationale de surveillance des élections législatives sur l’usage du discours religieux dans leurs meetings de campagne. « Notre discours se base sur le triptyque : nationalisme, islam et développement » se défend le président d’El Islah. Invitant par là même Mohamed Seddiki, président de la CNSEL à s’intéresser aux partis politiques qui s’adjugent les réalisations du président et à ceux qui s’approprient l’Histoire du pays. Il sera interrompu par Bouguerra Soltani qui accorde tout de même une exception à son ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, tête de liste dans la capitale, en estimant paradoxalement que lui « peut parler dans sa campagne de l’autoroute Est‑Ouest parce que l’homme veille depuis plusieurs années à la concrétisation de ce projet phare à partir du poste qu’il occupe au sein du gouvernement ». Mais Soltani n’a pas évoqué le scandale de corruption qui touche ce projet et le retard de plus de deux ans enregistré dans sa réalisation.
 
 
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