Les autorités allemandes font preuve d'une plus grande sagesse que la commission scolaire de Toronto dans l'affaire de la mosquétéria.

Yunus

Un tribunal fédéral allemand a confirmé mercredi la décision d’une école publique de Berlin d’interdire à un élève musulman de prier selon le rite islamique, au motif que cela peut nuire au bon fonctionnement de l’école.

Le tribunal a déclaré que l'école, située dans le quartier multiethnique de Wedding à Berlin, avait eu raison d’interdire la prière car des « conflits parfois très graves » avaient éclaté parmi les élèves musulmans sur l’interprétation du coran. Selon la décision, qui met fin à deux ans de bataille juridique, l'élève « n’a pas le droit d’accomplir la prière pendant les heures d’école à l’extérieur de la salle de classe quand cela peut perturber le bon fonctionnement de l’école.»

Tout a commencé en novembre 2007 quand Yunus M. et plusieurs autres élèves ont étendu leur veste au sol dans le couloir du lycée pour prier durant la pause. Le lendemain, la directrice a informé le garçon et ses parents que la prière n’était pas permise à l’école, fréquentée par des élèves d’une trentaine de nationalités et de pratiquement toutes les grandes religions.

Tilman Nagel, un expert de l’islam ayant témoigné à la cour lors d’une audience antérieure, a dit qu’il est permis de reporter la prière du midi s’il y a une bonne raison. Il a également fait valoir qu'à la grande différence de la prière chrétienne, de nature privée, le rituel islamique consiste à prier en groupe, ce qui perturbe l’espace public.

 

 

 

Source : School allowed to ban Muslim pupil's praying, The Local, 30 novembre 2011. Extrait traduit par Poste de veille

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