Lutter contre les mariages forcés, c'est aussi prévenir les crimes d'honneur.

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Une nouvelle étude révèle que des milliers de jeunes femmes et de jeunes filles mariées de force demandent de l’aide chaque année en Allemagne. La grande majorité des victimes viennent de familles musulmanes, et beaucoup ont été menacées de violence ou même de mort. Les chiffres sont beaucoup plus élevés qu'on ne le croyait jusqu'ici.

Mariage-forceL'étude a été présentée mercredi à Berlin par la ministre de la Famille Kristina Schröder et le commissaire fédéral à l'intégration, Maria Böhmer, membres de l'Union chrétienne-démocrate, le parti conservateur d’Angela Merkel. «Ceux qui forcent leurs enfants à épouser contre leur gré une personne qu’ils n’aiment pas ou un parfait inconnu commettent un acte de violence brutale», déclare Schröder dans un communiqué.

La grande majorité des victimes de mariages forcés, soit 83,4 pour cent, viennent de familles musulmanes. Selon le journal Süddeutsche Zeitung, près des deux tiers des cas proviennent de familles très pieuses.

Beaucoup de victimes ont subi une violence extrême et 27 pour cent ont été menacées avec des armes ou menacées de mort si elles refusaient le mariage. Presque un tiers des personnes qui ont été forcées de se marier en Allemagne avaient 17 ans ou moins, et un autre 40 pour cent étaient âgées de 18 à 21 ans. Presque toutes les victimes sont issues de familles immigrées, mais un tiers d'entre elles sont nées en Allemagne.

En juillet 2011, une nouvelle loi est entrée en vigueur en Allemagne. Elle prévoit des peines de prison pouvant aller jusqu'à cinq ans pour ceux qui forcent des femmes et des jeunes filles à se marier. Böhmer, le ministre fédéral de l'Intégration, a déclaré dans un communiqué : «L'étude montre clairement que la nouvelle loi visant à lutter contre les mariages forcés était juste et nécessaire». Böhmer observe que dans de nombreux cas, les femmes ont été forcées de quitter le pays après leur mariage. Elles ont désormais le droit de revenir en Allemagne dans les dix ans, a-t-elle expliqué, ajoutant que «le message est que celles qui ont grandi et étudié en Allemagne ne sont pas abandonnées à leur sort».

 

 

 

 

Sources : Forced Marriages in Germany More Prevalent than Thought, Spiegel, 9 novembre 2011.  Et  (Traduction d'extraits par)  Poste de veille

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