Décidément, le printemps arabe n’a pas duré longtemps.

Non seulement les frères musulmans ne cessent de gagner du terrain en Égypte, mais les barbus ont remporté les élections en Tunisie et la Lybie sera assujettie à la loi islamique.

C’est ce qu’on appelle changer quatre trente sous pour une piastre…


DES RADICAUX MODÉRÉS

Que disaient nos experts en politique internationale, déjà ?

Ah oui : « Nous assistons à une révolution post-islamiste… » (Le Monde)

Bravo pour la justesse de votre analyse, les amis ! Votre clairvoyance passera à l’histoire. Si vous continuez comme ça, on va vous transférer à la météo…

La meilleure de la semaine est la déclaration du parti islamiste tunisien, le Ennahdha. « Ne craignez rien, nous sommes des modérés… », a dit leur leader.

C’est comme je vous disais : « N’ayez pas peur, je suis un homophobe modéré », ou « Bonne nouvelle, le nouveau chef du KKK est un raciste modéré. Il veut juste fouetter les Noirs au lieu de les pendre… »

Ça vous réconforterait ?


UN NON-SENS

« Islamiste modéré » est un oxymore (deux mots qui se contredisent), au même titre que « cigarettes légères » ou « Ontario nightlife ».

Ça n’existe tout simplement pas.

Un islamiste est une personne qui manipule l’Islam à des fins politiques. En quoi cela peut-il être une bonne nouvelle ?

Ce qui s’est passé en Tunisie pose une question épineuse : devrait-on permettre à des formations anti-démocratiques de prendre part à des élections démocratiques ?

N’est-ce pas un non-sens ?

C’est comme si on permettait à un athée de briguer la direction d’une organisation islamiste !

« L’islamisme permettra de stabiliser ces pays, a dit un expert. C’est ennuyant, mais c’est un passage obligé si on veut finir par instaurer la démocratie dans cette région du monde … »

Aurait-on dit ça du nazisme dans les années 40 ?
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