En février 2004, le Trésor du sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray avait été dévalisé une première fois. De nombreux objets avaient été dispersés dans la Laïta après avoir été dépouillés de leurs pierres précieuses. Cette fois, le cambriolage perpétré dans la nuit de jeudi à vendredi, dans la salle du Trésor du sanctuaire, semble de tout autre nature.

 

Les voleurs ont brisé cinq vitrines

Les voleurs s’y sont introduits en usant de pieds de biche avec lesquels ils ont forcé les lourdes portes. À ce moment précis, le système d’alarme s’est déclenché. Les voleurs n’ont eu le temps de briser à la masse et sans prendre de gants, cinq vitrines sur une quinzaine.

« Ils ont pris ce qu’ils pouvaient en un temps record, constate le père André Guillevic, recteur du sanctuaire encore sous le choc de ce pillage. Les voleurs ne visaient pas de grandes pièces, ni d’objets historiques qui aient une valeur muséographique. Ils ont jeté leur dévolu sur de petites pièces en or pour la plupart, aussi faciles à emporter à la va-vite qu’à écouler par la suite. Tout cela peut être fondu. »

Stupeur et tristesse à Saint-Anne-d’Auray

À Sainte-Anne, c’est évidemment la stupeur et la tristesse qui prévalent aujourd’hui : « Nous pensons d’abord aux pèlerins qui ont offert ces objets, plus qu’à leur valeur pécuniaire, indique sœur Anne-Marie, responsable de la gestion du Trésor. Sainte-Anne est par définition terre de vie et d’offrandes. Nous sommes touchés au cœur. »     

Ouest-France

 

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