Les imams sentent la soupe chaude dans le sillage du procès Shafia.

Ils auront beau condamner les crimes dits d'honneur, ceux-ci persisteront tant et aussi longtemps que l'islam traitera la femme comme un être inférieur. Et aussi longtemps que nous accorderons des accommodements dégradants qui institutionnalisent cette infériorité, par exemple en tolérant que des adolescentes entrent par la porte arrière de la cafétéria de leur école transformée en mosquée, prient derrière les garçons, et s'assoient à l'écart des autres élèves quand elles ont leurs règles sous prétexte qu'elles sont impures.

Et ces crimes persisteront tant que ceux qui défendent le droit de porter le voile - musulmans, multiculturalistes, et féministes - ne défendront pas avec la même vigueur le droit de NE PAS le porter.

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Des imams canadiens comptent condamner la « notion erronée » des crimes dits d’honneur dans leur sermon du vendredi cette semaine, en réponse au procès hautement médiatisé d'un père accusé du meurtre de ses trois filles adolescentes au motif qu’elles auraient répandu la honte sur leur famille afghane.

Deux douzaines d’imams, appuyés par 60 groupes musulmans canadiens, inviteront les musulmans à lutter contre la violence domestique, peut-être en citant les dires du prophète Mahomet à l’effet que « le meilleur d’entre nous est celui qui traite le mieux les femmes ».

Les signataires du document déclarent leur opposition morale à l'utilisation du mot « honneur » pour décrire de tels meurtres, et dénoncent les «coutumes pré-islamiques répugnantes mais persistantes ancrées dans la notion erronée de rétablissement de l’honneur familial». «L’islam est très fortement opposé à ces types d’actes, y compris la violence domestique », a déclaré l'imam Sikander Hashmi à Reuters.

En revanche, le libre penseur musulman Tarek Fatah, un critique régulier des organisations islamiques, a déclaré qu'il était malhonnête de nier les racines islamiques du meurtre d'honneur. Il a dit qu'il n'approuvait pas la déclaration du 15 novembre car elle est silencieuse sur l'inégalité des sexes, et souligné qu’une femme célibataire ayant un petit ami est considérée par l’islam comme une adultère qui a déshonoré son père. « Tant que les imams ne dénonceront pas la punition de l'adultère par la mise à mort, aucun progrès ne pourra être réalisé », a-t-il dit.

 

 

 

 

 

 

Sources : Canadian imams to condemn honor killings in Friday sermons, Al Arabiya, 6 décembre 2011. Et  Poste de veille (Extraits traduits par Poste de veille)

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