Un porte-parole des Frères musulmans d'Egypte, dont le parti domine le Parlement, a souhaité jeudi que le gouvernement d'intérim soit limogé et remplacé par un cabinet formé par la confrérie.


Le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) qui a remporté près de la moitié des sièges lors des élections législatives en novembre et décembre dernier, s'est engagé à travailler pendant un période transitoire avec le gouvernement en place, nommé par l'armée.

Mais le porte-parole des Frères musulmans, Mahmoud Ghozlan, a estimé que la mort de 70 personnes lors de violences après un récent match de football dans le stade de Port-Saïd (nord) a démontré que le gouvernement était incapable de gérer le pays. Cet incident "prouve que le gouvernement a échoué dans sa gestion du pays", estime-t-il.

Interrogé sur les susceptibles de former un gouvernement, "si cela arrive, le parti qui a remporté le plus de voix est le mieux placé", a-t-il répondu.


La confrérie était le mouvement d'opposition le plus organisé sous le règne du président Hosni Moubarak, renversé il y a un an et remplacé par l'armée à la tête du pays.

Depuis, le mouvement islamiste a parfois coopéré avec les généraux au pouvoir, et parfois lutté contre eux, notamment au sujet de la place accordée à l'armée dans la rédaction de la nouvelle Constitution. Mais il s'est opposé aux manifestations contre l'armée, qui se sont soldées par des heurts meurtriers entre protestataires et forces de l'ordre, estimant que les Egyptiens peuvent exprimer leur mécontentement à travers le Parlement.


L'armée s'est engagée à remettre le pouvoir aux autorités civiles à l'issue d'une élection présidentielle prévue cette année.

 

lorientlejour

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