La communication autour du candidat François Hollande était ambitieuse : vouloir à tout prix rencontrer le Président des Etats-Unis, Barack Obama, et pouvoir faire passer en France l'image d'un candidat déjà reçu et considéré par les grands de ce monde.

Des contacts furent pris avec le parti démocrate aux Etats-Unis. Hillary Clinton accepta de planifier une rencontre avec François Hollande. Le corrézien devait aussi être reçu un quart d'heure par Barack Obama, mais sans que cette rencontre soit qualifiée d'officielle ni qu'elle puisse être filmée ou photographiée.

Ne pouvant pas ramener dans ses bagages des images de cette rencontre, et surtout la preuve qu'il peut lui aussi côtoyer les grands, François Hollande a préféré annulé son déplacement aux Etats-Unis. Hillary Clinton, qui avait accepté que la rencontre soit filmée par la presse, n'a pas trouvé grâce aux yeux de François Hollande. Pas assez bien pour lui, peut-être.

Les diplomates français, se confiant à Libération, ont été relativement choqués d'une telle marque d'arrogance. "Hollande avait obtenu d’être reçu par Hillary Clinton et il aurait aussi été reçu au National Security Council (le conseil de sécurité de la Maison Blanche) où Barack Obama serait venu passer un petit quart d’heure avec lui. Mais il n’y aurait pas eu de photographie ni de rencontre officielle Hollande-Obama. Et Hollande a préféré annuler tout le déplacement ». Pour Hollande, c’était « not good enough ».

Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, avait lui aussi prévu une rencontre séparée avec Hillary Clinton. Il l'a également annulée. Classe.

Quand on se souvient des remarques du parti socialiste contre Nicolas Sarkozy, l'américain à passeport français, on se demande quand même comment François Hollande aurait pu sereinement se rendre outre-Atlantique sans qu'on puisse lui reprocher d'essayer de faire comme son adversaire.

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