Joachim Veliocas, directeur de l'Observatoire de l'islamisation, a émis un Communiqué suite à l'arrestation de Mohammed Merah pour la tuerie de Toulouse.

Nos dirigeants et journalistes moralisateurs qui ferment les yeux sur l'islam radical au Québec devraient aussi se poser de sérieuses questions.

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Miriam Monsonego, 8 ans, fille du directeur du collège juif de Toulouse, a été pourchassée, tirée par les cheveux et abattue d’une balle dans la tête

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L'identité du tueur étant connue, il n'est aujourd'hui pas trop tôt pour tirer quelques conclusions. Il est urgent d'en tirer rapidement, car même en cette période de deuil, je pense que les victimes auraient été les premières à vouloir mettre le doigt sur des étonnants dysfonctionnements:

- Comment un individu, fiché pour non seulement fréquenter la mouvance salafiste (que les islamologues catégorisent en deux groupes, l'un "cheikiste" et l'autre "djihadiste"), mais être de surcroit connu pour avoir effectué deux voyages en Afghanistan, où on doute qu'il y alla pour aborder le pays sous l'angle de l'histoire de l'art, n'est-il pas surveillé de très près ?

- Comment cette personne a-t-elle pu acquérir et disposer à loisir d'armes de guerres et de munitions : une kalachnikov, un fusil-mitrailleur Uzi automatique, des pistolets, alors qu'elle était censée être étroitement surveillée?

- Comment est-il possible que des dizaines de mosquées notoirement salafistes, et qui affichent sur leurs sites Internet un programme scolaire où des ouvrages contenant des long chapîtres sur le Jihâd offensif, aient pignon sur rue ? Voir nos analyses sur ce qu'on enseigne dans les mosquées de Pontoise, Nogeant-le-Rotrou, Roissy-en-Brie, Mulhouse etc, etc. (autant d'analyses que la presse a refusé de reprendre pour ne pas "stigmatiser").

- Comment chaque année, est-il possible que des prédicateurs salafistes de nationalités séoudienne, égyptienne, qatarienne, notoirement connus pour leurs écrits justifiant la violence, obtiennent des visas pour prêcher dans les mosquées françaises plus facilement que des paisibles citoyens argentins ou serbes ?

A toutes ces questions, dont les journalistes devront s'emparer, les réponses risquent de révéler un certain laxisme d'état quant au traitement de l'épineux dossier de l'islam radical.

Source : Observatoire de l'islamisation, 21 mars 2012 via Poste de veille

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