Il y a quelque chose de pourri dans le système de justice du royaume d'Angleterre...

L'islamiste Raëd Salah était interdit de territoire en Grande-Bretagne pour avoir notamment tenu publiquement des propos antisémites et incité à la violence dans le cadre de ses activités politiques.

 

 

 

Salah 

 
 


Le chef du Mouvement islamique arabe israélien, cheikh Raëd Salah, arrêté en juin à Londres puis remis en liberté conditionnelle, a droit à des dédommagements du fait d'un déficit d'explication initiale lors de son interpellation, a estimé la justice britannique.

La Haute Cour a jugé que des "raisons suffisantes et justifiées" n'avaient pas été fournies à Raëd Salah immédiatement lors de son interpellation le 28 juin à la demande du ministère de l'Intérieur, ainsi que les deux premiers jours de son incarcération. Elle a donc considéré qu'il était en droit de recevoir des dédommagements pour ce laps de temps. Le juge a toutefois refusé de considérer toute la détention de Salah comme illégale, comme ses avocats le faisaient valoir. Cheikh Raëd Salah, dont le nom figurait sur une liste noire établie par le ministère britannique de l'Intérieur recensant les personnes interdites d'entrée en Grande-Bretagne, avait passé sans encombre le 25 juin les contrôles à l'aéroport d'Heathrow à Londres.

 

Il n'avait été arrêté que trois jours plus tard, après avoir donné une conférence à Leicester (centre), et avait été placé en prison en attendant son expulsion vers Israël. Il avait ensuite été remis en liberté conditionnelle mi-juillet par la justice britannique, en attendant une décision sur son expulsion réclamée par le gouvernement. D'après ses avocats qui tentent d'empêcher cette expulsion, il n'était pas au courant qu'il était sur une liste de personnes interdites d'entrée au Royaume-Uni. Cheikh Raëd Salah est à la tête de l'aile radicale du Mouvement islamique, une organisation extra-parlementaire légale en Israël, mais très surveillée en raison de soupçons sur ses liens avec le mouvement islamiste Hamas.

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : AFP via Figaro, 30 septembre 2011 Poste de veille

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