Dans son dernier rapport annuel, l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publie une fiche sur les «Français et étrangers mis en cause pour crimes et délits non routiers en 2010» , en prenant soin de mettre de côté les infractions spécifiques à la législation sur l'immigration illégale.

Pour certains délits de masse, comme les cambriolages, le nombre d'étrangers mis en cause a augmenté «de plus de 40 % depuis 2008» et de «37,4 % pour les vols avec violence». Des hausses sans commune mesure avec celles constatées pour les auteurs de nationalité française. Est-ce le signe que la police focalise son activité sur une population en particulier ou est-ce la manifestation d'une vague de délinquance importée, récente et très active ? Et aussi, qu'a fait le gouvernement pour enrayer cette hausse ?

E
13 % des personnes mises en cause pour crimes et délits non routiers (hors infractions à la législation sur les étrangers) en 2010 sont de nationalité étrangère, soit 137.000 individus sur le million de personnes mises en cause en France l'an dernier. Entre 2008 et 2010, le nombre d'étrangers mis en cause pour atteintes aux biens (vols, destructions ou dégradations) est passé de 35.570 à 47.186, soit + 32,7 %. Pour les vols avec violences, les mis en cause étrangers représentent plus de 46 % de la hausse sur deux ans, soit une proportion trois fois supérieure à leur part au sein des mis en cause.

Michel Janva

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