Le coût des débats de la primaire PS exclus des frais de campagne de Hollande !

 
Les défavorisés paieront, comme les autres, pour le PS

L'UMP avait demandé un peu d'équité à la Commission nationale des comptes de campagne, estimant juste d'intégrer le coût des débats télévisés tenus pendant la primaire PS au budget de son candidat.

Cadeau de Noël de l'instance administrative aux socialistes !
Bénéficiaire d'une remise de dettes, le PS est-il un état bananier dans l'Etat ?

Le "pré-candidat" Hollande peut occulter les frais engagés par son parti avec France Télévisions
La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques est-elle indépendante ? En réponse à la demande de l'UMP, la CNCCFP a en effet estimé mardi -pendant la trêve des confiseurs- que les dépenses engagées lors des débats télévisés de la primaire PS n'auraient pas à être imputées au compte de la campagne de François Hollande.
" Sous réserve des observations éventuelles du Conseil constitutionnel, la commission considère (...) que de telles dépenses, qui n'ont pas été exposées directement au profit du candidat désigné in fine et en vue de son élection, n'ont pas à être rattachées à son compte de campagne", écrit le président de la commission, François Logerot (75 ans), au secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé.

 
C'est officiel, le service public de télévisions fait des "ménages" pour le PS
"Les dépenses engagées lors de ces émissions se rapportent à des confrontations contradictoires entre plusieurs pré-candidats du même parti, en vue de la désignation de l'un d'entre eux", relève en effet François Logerot, depuis 7 années (2004), Premier président honoraire de la Cour des comptes.


Aucun crédit de temps d'antenne pour la majorité sur le service public ?

Le 9 décembre, Franck Riester, secrétaire national en charge de la communication de l'UMP, avait demandé à la CNCCFP si, dans le cadre de la primaire socialiste, "les dépenses engagées par les chaînes de télévision et de radio doivent ou non être intégrées dans le compte de campagne du candidat socialiste". Il avait aussi attiré l'attention de la Commission sur le partage inégal, selon lui, du temps de parole dans les médias entre le PS et l'UMP au troisième trimestre.
Dans son courrier, la commission rappelle aussi que "toutes les questions relatives à l'appréciation des temps de parole politique dans les media relèvent exclusivement du CSA", le Conseil supérieur de l'audiovisuel.

Ces questions font régulièrement l'objet de chicaneries entre la droite et la gauche. Ainsi, depuis plusieurs années, le PS demande-t-il que le temps de parole du chef de l'Etat soit décompté, en partie, de celui de l'UMP.

Il y a fort à parier que l'autorité administrative "indépendante" jugerait que le "pré-candidat" Sarkozy est redevable de frais dits 'de campagne' depuis 2007 qu'il est président et effectue des déplacements en régions à la rencontre des Français et des problèmes !


Deux poids politiques, deux mesures partisanes

Le 30 novembre, le mandataire de la campagne de François Hollande, Daniel Vaillant, et le président de la commission de contrôle financier du PS, Pascal Terrasse, avaient aussi saisi la Commission sur les frais de déplacement du président Nicolas Sarkozy "qui relèvent d'actes de propagande", accusent-ils. La commission avait répondu qu'une partie du coût des déplacements du chef de l'Etat pourrait être intégrée à son compte de campagne s'il était "amené à exposer les éléments d'un programme de futur candidat" avant sa déclaration de candidature.
 

Ainsi Nicolas Sarkozy est-il accusé de s'en prendre à la gauche lorsque, fin novembre 2011, le Chef de l'Etat se déplace à l'usine Areva de Pierrelatte dans la Drôme, pour défendre l'emploi dans la filière nucléaire attaquée par la coalition PS-Europe Ecologie-les Verts.

Les dépenses socialistes seront-elles à la charge des contribuables ?

Le Conseil constitutionnel sera-t-il appelé à trancher ?
D'autant que Logerot admet par ailleurs des limites à sa compétence en matière de contrôle des dépenses de campagne électorale et de financement des partis politiques: "Nous n'avons pas de pouvoir d'investigation", admet-il. "Par définition, des remises d'argent en espèces ne se trouvent pas dans les comptes d'un parti ! "


Les comptes du PS sont-ils en règle ?
Selon des informations du Canard Enchaîné parues le 3 novembre 2010, la CNCCFP) aurait adressé une lettre au trésorier du PS, Régis Juanico, soulignant des irrégularités dans les comptes du parti socialiste, concernant "les versements entre formations politiques et les aides apportées à divers organismes", selon le président de la Commission. "Les 6.854.426 euros inscrits au titre des aides financières versées à d'autres organismes ne sont pas totalement détaillés dans l'annexe des comptes, celle-ci ne mentionnant que 6 219 195 euros", poursuit-il.

Le journal satirique ajoute que les associations de financement des fédérations locales de neuf départements n'auraient pas fourni leurs justificatifs de recettes.
Interrogé par le Canard, le trésorier du PS, Régis Juanico, évoque un simple "problème comptable" et assure que "c'est normal" et que le parti donnera "toutes les pièces justificatives".
Où en est-on, après une année ?
 
 
 
 
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