Hollande s'en prend au FN et au "quinquennat de la dette" de Sarkozy
Les discours de Hollande ne font pas avancer le schmilblick

Le candidat de la gauche a exprimé son espoir de "reprendre le fil du changement"
Le socialiste veut croire que l'Histoire se répète.
"C'est un Corrézien qui avait succédé en 1995 à François Mitterrand. Je veux croire qu'en 2012, ce sera aussi un autre Corrézien qui reprendra le fil du changement", a-t-il lancé, dans ses voeux aux militants corréziens samedi soir à Tulle.
"J'étais venu au lendemain d'une victoire ici en Corrèze en juin 1981. Permettez-moi, grâce à vous, de partir de la Corrèze pour le temps de la mission. En 2012, 31 ans après, avec une victoire aussi de la gauche à l'élection présidentielle, nous aurons bouclé la boucle !", a-t-il dit, très applaudi par un millier de militants dans un gymnase de Tulle.


Le candidat socialiste qualifie le Front national d' "ennemi de la République"
Les Français de droite sont-ils des ennemis de la France ?
Durant ce discours de près d'une heure, François Hollande a évoqué ces Français "qui se replient sur eux-mêmes, s'abandonnent dans des réflexes qui ne sont pas toujours des plus généreux, se résignent, regardent vers les extrêmes".

Hollande pointe certains Français du doigt
La caricature socialiste divise les Français
"Comment admettre que des ouvriers, des employés qui n'ont aucun intérêt à voter pour un parti qui a toujours fait le choix de la haine, de l'exclusive, de la ...stigmatisation. [sic] Comment admettre que des ouvriers qui devraient voter à gauche hésitent à le faire aujourd'hui ? C'est notre responsabilité", a-t-il lancé sous les applaudissements des militants.
La lutte des classes ? L'opposition entre riches et défavorisés ? L'extrême gauche s'est-elle reconnue ? Est-elle toujours disposée à s'allier à son accusateur ?
"L'extrême droite a vu le bénéfice qu'elle pouvait tirer des malheurs de l'inquiétude et de l'angoisse. Dans cette campagne, n'oublions jamais cet adversaire-là, cet ennemi de la République qui essaie de se mettre un autre visage avec le même nom, les même conceptions, les mêmes exclusives, avec les mêmes stigmatisations", a-t-il affirmé.

Hollande entretient le mythe éculé
"Ce qu'il faut dire à tous ces électeurs, qui peuvent un moment, par dépit, par colère regarder de ce côté-là, mais vous méritez mieux que ce vote, vous êtes des Français, des citoyens ! ", a flatté l'occupant du ministère de la parole socialiste.
"Vous voulez le changement, vous voulez participer au redressement de votre pays, mais venez vers nous, vers ceux qui ont toujours dans l'histoire permis d'arracher des conquêtes sociales, d'être en liberté, de pouvoir construire un avenir commun".

Hollande brandit le mythe de la gauche de "progrès"
Les mots de Hollande trahissent son état d'esprit personnel
De nouveau, il a fustigé "le déferlement d'une droite qui n'hésite pas à utiliser aucun argument pour tout dénigrer" (sic).
On notera l'incorrection de la tournure alambiquée dans laquelle Hollande s'égare. A vouloir être totalement négatif, il en fait trop. Il faut sans doute comprendre: " la droite qui n'hésite pas à utiliser aucun argument pour tout dénigrer" ? Ou mieux: "la droite qui n'hésite sur aucun argument pour tout dénigrer" ?
Or, chacun a pu pourtant observer que, depuis les primaires notamment, le PS n'a de cesse que de tout critiquer et refuser, ainsi que d'insulter tout le monde.  Brochen-Aubry avait donné le ton, mais la "gauche molle
" lui a emboîté le pas: Hollande n'a-t-il pas traité le président de "sale mec" ?

"Si nous sommes la cible, c'est bon signe. C'est qu'ils nous craignent", s'est ensuite convaincu le candidat velléitaire.
"Ne vous laissez pas démobiliser", s'est-il enfin exhorté.

Le magistrat en service détaché condamne ses adversaires

Le juge Hollande s'est "eva-jolyfié"
Il évoque "l'avalanche de responsables qui n'en sont pas, de ministres qui ne méritent pas le titre". Il a aussi fustigé les "polémiques et les instrumentalisations".
Mais "qui va mieux en France ?", s'est aussitôt interrogé le polémiste populiste sans projet, instrumentalisant la crise économique et financière internationale.
En revanche, il ne s'attarde pas sur les faillites des gouvernements socialistes frères de Grèce ou d'Espagne: il occulte G.Papandréou et José Luis Zapatero, de peur d'avoir à les fustiger...

Le candidat de la gauche n'a toujours pas intégré la crise de la dette
"Le quinquennat de Nicolas Sarkozy devait être le quinquennat de la rupture, c'est le quinquennat de la dette !", a lancé F. Hollande, ironisant sur un sujet douloureux identifié six mois après la prise de fonction du Chef de l'Etat et un an après l'élaboration de son projet.
Hollande n'a pas "hésité à utiliser aucun argument pour tout dénigrer"
Et singulièrement "le candidat sortant pris d'une sorte de frénésie, d'une fuite en avant" ces derniers jours, selon sa description oiseuse.

Hollande appelle Mitterrand au secours
La campagne du PS ? Hollande tient un salon où il fait des mots
"Notre devoir aujourd'hui n'est pas simplement de tourner la page d'un quinquennat qui a épuisé la France, qui l'a abîmée, qui l'a abaissée, notre responsabilité, la mienne, est d'écrire une nouvelle page", a-t-il conclu, verbeux.

En 10 ans de présidence, Mitterrand n'a jamais voulu de Hollande
Dès 1974, Hollande travailla comme de la campagne présidentielle de François Mitterrand. En 1981, après la victoire, l'ex-grouillot du candidat Mitterrand est nommé, comme sa compagne, Marie-SEGOlène Royal chargé de mission à l'Elysée, mais il ne sera jamais fait ministre, ni par Tonton, ni par Jospin.
Le candidat n'est pas rancunier !

Bilan de cette politique de salon parisien, aucune proposition, aucune précision sur son projet en souffrance, rien de positif et constructif.
 
 
 
 
 
 
 
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