Il s'agit vraisemblablement de l'infirmière catholique Rita James recevant la visite de membres de la Commission Justice et Paix

Empoisonnées – pour beaucoup de personnes, par des musulmans furieux de les voir “rompre” de le jeûne du ramadan –, deux des neuf infirmières – dont trois chrétiennes – transportées de toute urgence au service de soins intensif de l’hôpital d’État de Karachi dans la journée du 29 juillet, étaient encore hospitalisées le 2 août dernier (voir ici). Le poison qu’elles ont ingéré en buvant un verre de thé lors d’une pause, était si puissant que les premiers effets ont été ressentis par elles au bout de quelques secondes. Rita James, une infirmière catholique qui a passé deux jours sous respirateur artificiel, a déclaré à UCAnews : « Après les deux premières gorgées, je n’arrivais plus à respirer et ma gorge s’est desséchée ».

L’infirmière en chef de l’hôpital a déposé une plainte dès le lundi 30 juillet et a signalé qu’on attendait les résultats des analyses toxicologiques pour déterminer si l’empoisonnement était bien volontaire… Mais une infirmière, parlant sous le couvert de l’anonymat, n’a pas craint d’affirmer que la direction de l’établissement tentait d’enterrer le dossier, la plupart des infirmières empoisonnées étant sorties de l’hôpital.

La All Pakistan Christian League a manifesté devant l’hôpital de ces infortunées infirmières, exigeant qu’une enquête soit menée. Le Père Thomas Gulfam, secrétaire général des Actions pour la Paix, et des membres de la Commission justice et paix de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan, ont rendu visite aux deux infirmières encore hospitalisées.

D.H.

Source : UCAnews et http://www.christianophobie.fr/

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