Asia News nous informe que le tribunal de Rasht (province de Gilan) vient de confirmer la sentence de mort portée contre le pasteur Youcef Nadarkhani. Ce tribunal avait déjà condamné à mort le pasteur Nadarkhani pour « apostasie » voici près de deux ans, mais le condamné avait fait appel en juillet de l’année dernière. La Cour d’appel de Téhéran avait cassé la première sentence mais renvoyé le pasteur devant ce même tribunal de Rasht puisque le droit pénal iranien ne prévoit pas de peine de mort pour crime « d’apostasie ». Qu’à cela ne tienne : le tribunal de Rasht, changeant complètement de motifs, vient de condamner de nouveau le pasteur à mort pour être un « traître sioniste » et pour « crimes contre la sécurité nationale » : des “crimes” qui n’avaient pas même été évoqués dans le premier jugement.

 

C’est le gouverneur de la province, Gholam-Ali Rezvani qui vient d’annoncer la sentence, précisant bien, l’hypocrite, que cette condamnation « n’avait rien à voir avec une affaire religieuse puisque, dans notre système, personne ne peut être exécuté pour avoir changé de religion » ! Le système totalitaire islamique d’Iran ne manque, décidément, pas de culot. On ne voit plus trop quel recours juridique est possible : l’avocat du pasteur n’en évoque aucun dans la dépêche d’Asia News. Ce qui veut dire qu’il peut être tué à n’importe quel moment. Peut-être l’a-t-il déjà été. Ce jeune pasteur de 32 ans, chrétien depuis l’âge de 19 ans, est marié et père de deux enfants. Il ne reste plus que la prière. Je viens de prier une dizaine de chapelet à son intention. Et vous ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Asia News/

Daniel Hamiche

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