Un autre cas parmi tant d'autres de traitement révoltant des chrétiens dans un pays musulman.

Il faudrait demander l'opinion du professeur Gregory Baum de l'Université McGill sur la situation de ce pasteur. M. Baum a défendu la Déclaration universelle des droits de la personne par les religions du monde promue par la Conférence mondiale sur les religions qui s'est déroulée à Montréal le mois dernier en disant notamment que « l'ONU reconnaît le droit des peuples de défendre leur culture. On peut considérer que ça peut amener à interdire les conversions. Il existe aussi des droits collectifs...»

 

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Les Etats-Unis ont estimé jeudi que l’Iran ferait preuve «d’un mépris total» pour la liberté religieuse si les autorités exécutaient un pasteur iranien qui refuse de renier sa foi chrétienne pour l’islam. Ce dernier a été arrêté en 2009.

«Les Etats-Unis condamnent la sentence infligée au pasteur Youcef Nadarkhani. L’exécution de la peine capitale serait une nouvelle preuve du mépris total des autorités iraniennes pour la liberté de culte», a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, dans un communiqué. «Le pasteur Nadarkhani n’a rien fait d’autre que de conserver une foi fervente, ce qui est un droit universel pour tous les peuples», a-t-il poursuivi. «Le fait que les autorités iraniennes tentent de le faire renoncer à sa foi viole toutes les valeurs religieuses qu’elles affirment protéger, au-delà des limites de la décence».

 

M. Nadarkhani, âgé d’une trentaine d’années, s’est converti au christianisme à l’âge de 19 ans et est devenu pasteur d’une petite communauté évangélique baptisée «Eglise d’Iran». Il avait été arrêté en octobre 2009 et condamné à mort pour apostasie en vertu de la charia (loi islamique) en vigueur en Iran pour les musulmans reniant leur religion. Celle-ci prévoit l’annulation des poursuites si le condamné «se repent» et renonce à sa conversion. En juillet, la Cour suprême iranienne avait annulé un premier verdict de peine de mort pour apostasie prononcé en 2010 par la justice contre ce pasteur de Rasht (nord-ouest) et avait renvoyé le dossier au tribunal local en demandant que l’accusé se repente. M. Nadarkhani n’ayant pas fait cette démarche, sa condamnation à mort reste possible.

«Nous appelons les autorités iraniennes à relâcher le pasteur Nadarkhani et à respecter leur engagement à protéger les droits de l’homme les plus élémentaires parmi lesquels la liberté de religion», a enjoint Jay Carney.

 

 

 

 

 

 

 

Source : Un pasteur iranien risque la peine de mort à cause de sa foi, Tribune de Genève, 29 septembre 2011. Poste de veille

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