1 - Qui sont les réformateurs ?

Le Coran et la sunna (Tradition du Prophète) légifèrent dans tous les domaines : religieux, politique, économique, social, vestimentaire, alimentaire, etc…

Le problème est que l’application de ces lois, la pratique de l’islam dans son intégralité est incompatible avec les valeurs occidentales1 et plus concrètement avec un mode de vie occidental.

Comme l’écrit Soheib Bencheikh, fer de lance des réformateurs :

« La foi qui anime les musulmans les met en face d’un vrai dilemme. La pratique intégrale de l’islam ne peut se faire sans marginalisation, et la négligence de cette pratique donne un fort sentiment de culpabilité. »2

« Aujourd’hui (…) la majorité des musulmans vivent leur religion dans la modération. Mais cela ne va pas sans malaise. Car cette modération n’est pas le fruit d’un travail cohérent et convaincant ; elle est dictée par l’instinct, par le bon sens, ou simplement par pragmatisme et le besoin de sociabilité. »3

Les réformateurs sont les musulmans qui souhaitent transformer l’islam pour le rendre compatible avec « la modernité ». Les réformateurs adhèrent à l’islam et aux valeurs occidentales et veulent créer un « islam occidental », un islam dont la pratique intégrale pourrait se faire sans marginalisation.

On peut distinguer deux tendances chez les réformateurs : la première pense qu’il est possible d’opérer une relecture, une nouvelle interprétation de l’ensemble des sources de l’islam qui le rendrait compatible avec les valeurs occidentales. La seconde tendance pense qu’une telle relecture est impossible, qu’il y a des éléments appartenant aux fondements de l’islam qui sont intrinsèquement incompatibles avec les valeurs occidentales. Il faut donc déclarer obsolète, supprimer voir condamner certaines parties du Coran et de la sunna afin d’obtenir un islam compatible avec la modernité.

Certains réformateurs s’inscrivent clairement dans l’une ou l’autre de ces deux tendances, d’autres réformateurs oscillent entre les deux.

Aussi légitime et louable que puisse être la démarche des réformateurs de vouloir créer un islam compatible avec les valeurs occidentales, nous allons voir que les chemins empruntés pour faire émerger cette nouvelle théologie musulmane constituent autant de voies sans issue. Aujourd’hui, cette hypothétique théologie musulmane occidentale se révèle être plus un leurre rassurant les occidentaux qu’une réelle alternative pour les musulmans.

2 - Une nouvelle interprétation possible ?

2.1 - Le Coran, parole définitive de Dieu

Nous commençons par les réformateurs appartenant à la première tendance c'est-à-dire ceux qui affirment la possibilité d’une relecture, d’une nouvelle interprétation de l’ensemble des sources de l’islam qui permettrait de concilier l’islam avec la modernité. Ces réformateurs affirment aussi que depuis sa formalisation, la théologie musulmane n’a connu, pour reprendre les mots de Soheib Bencheikh, « ni réforme, ni mise à jour »4 .

Nous allons maintenant essayer de comprendre pourquoi cette théologie n’a jamais évolué, et finalement pourquoi il semble peu probable qu’elle puisse un jour être réformée.

L’auteur du Coran, c’est Dieu, pas Mahomet. Les mots du Coran sont les mots de Dieu. Mahomet n’est qu’un intermédiaire, il ne fait que transmettre à ses compagnons l’écrit de Dieu que l’ange lui a montré. Autrement dit, il est impossible de remettre en cause la justesse de tel ou tel verset.

De plus, le Coran est la parole définitive de Dieu, il n’y en aura pas d’autres. On ne peut donc pas en limiter la portée, on ne peut pas la restreindre au contexte dans lequel elle est descendue en disant que Dieu s’est adressé à certains hommes mais que d’autres versets descendront pour les autres hommes. Dieu a donné à l’humanité sa parole définitive. Chaque verset exprime directement la volonté divine adressée à tout homme, quelle que soit sa culture, quelle que soit l’époque dans laquelle il vit.

Comme l’écrit Abdelwahab Bouhdiba, professeur à l’Université de Tunis et président de l’Académie des Sciences de Tunisie :

« Coran, hadiths et fiqh constituent l’invariant par excellence. (…) Même si la Révélation est située hic et nunc (dans un contexte particulier), le contenu est perçu comme message éternel et extra-temporel. Il dit le modèle que Dieu a choisi pour sa communauté ; et ce choix divin ne saurait subir de changement. »5

2.2 - Lois de Dieu, lois de hommes

Prenons un exemple : dans la quatrième sourate une série de versets détaille les modalités à appliquer en cas de succession. Le premier article est le suivant :

« Dieu vous commande, dans le partage de vos biens entre vos enfants, de donner aux fils mâles la portion de deux filles... »6

Puis les différents cas sont envisagés : s’il y a des ascendants, s’il n’y a qu’un enfant, s’il n’y a que des filles etc… Le passage se termine en soulignant que les musulmans qui n’appliqueront pas ces lois finiront en enfer :

« Tels sont les commandements de Dieu. (…) Celui qui désobéira à Dieu et à l’Apôtre (Mahomet), et qui transgressera les lois de Dieu, sera précipité dans le feu (de l’enfer) où il restera éternellement, livré à un châtiment ignominieux. »7

Les versets sont clairs, sans ambiguïté et on ne voit pas quel type de relecture pourrait concilier ce code juridique divin, immuable, avec un système démocratique où les lois sont en perpétuelle évolution, et sont votées par les représentants du peuple. En tant que musulman, à qui doit-on obéir : à Dieu ou aux députés ? Tel est le dilemme qu’impose l’islam aux musulmans.

2.3 - L’interprétation du Prophète

Enfin la marge d’interprétation du Coran est d’autant plus faible que l’on sait, grâce au Hadith et à la sira, comment Mahomet l’a interprété. Le Hadith et la sira constituent les biographies canoniques du Prophète, rédigées à partir des témoignages de ses compagnons  (La sira, le hadith et la sunna). Par exemple, lorsque des versets appelant à tuer les infidèles descendent, le Prophète obéit et va concrètement tuer des infidèles. Il ne donne pas à ces appels un sens allégorique. Or, qui peut prétendre mieux interpréter le Coran que celui qui l’a reçu ? On retrouve par exemple dans la sira :

« L’Envoyé d’Allah se prépara pour faire la guerre, afin d’exécuter l’ordre que Dieu lui intima de faire le jihâd contre l’ennemi. »8

Le Hadith et la sira donnent de nombreux détails sur les batailles menées par le Prophète, sur les meurtres qu’il a commandités, sur les exécutions qu’il a ordonnées (Cf. Médine).

Il existe parfois dans le hadith ou la sira plusieurs versions d’un même événement. Ces versions ont souvent quelques divergences mais elles ne changent pas le font du problème. Il n’existe pas de version qui donnerait à Mahomet les traits d’un Gandhi musulman.

Face à une parole directe de Dieu qui définit avec précision un modèle de société et une manière d’être homme, les théologiens musulmans disposent d’une marge de liberté extrêmement faible. On peut donc légitimement s’interroger sur la forme qu’aurait cette hypothétique théologie qui pourrait à la fois conserver l'intégralité des sources scripturaires de l’islam (Coran, hadith, sira, fiqh) et en même temps les concilier avec les valeurs occidentales.

2.4 - Un Concile Vatican II musulman ?

Certaines personnes voient dans le Concile Vatican II (1962-1965) l’ouverture de l’Eglise catholique à la modernité et attendent une sorte de « Concile Vatican II musulman ». Ces personnes commettent une grossière erreur.

Il n’existe pas dans le christianisme de code juridique divin comme dans l’islam (Cf. Les 3 monothéismes et la Loi §2). De plus, si, dans une perspective occidentale, la vie de Mahomet pose problème, ce n’est pas le cas de celle de Jésus.

Ainsi, le Concile Vatican II ne constitue pas un compromis entre l’Évangile et la « modernité », en ce sens que le Concile ne remet en cause aucune parole, aucun geste du Christ. Ce qu’il adapte, c’est la structure de l’Église afin qu’elle rende mieux compte de l’Évangile dans le monde moderne. Or cet exercice est impossible à réaliser du côté musulman car adapter l’islam au monde contemporain impliquerait une remise en cause de certaines prescriptions du Coran, une remise en cause de l’exemplarité de la vie du Prophète, autrement dit, une remise en cause des fondements mêmes de l’islam.

Conscient de cette impossibilité de concilier les fondements de l’islam dans leur ensemble avec les valeurs occidentales, d’autres réformateurs ont décidé de supprimer ce qui, dans les fondements de l’islam, leur paraissait incompatible avec les valeurs occidentales. Mais ces réformateurs vont se heurter à de nouveaux problèmes…

3 – Les réformateurs du « bon sens »

Lorsque Youssef Seddik donne une nouvelle traduction du Coran, il sélectionne les versets qu’il traduit. On est en droit de se demander au nom de quel principe il a opéré sa sélection. Du bon sens, répond-il en substance, estimant que les autres versets sont obsolètes.

Le problème du « bon sens » c’est qu’il est très subjectif. Le bon sens pour un français du début du troisième millénaire, n’est pas le même que celui d’un français de la fin du XIXe siècle.

Abdennour Bidar, professeur de philosophie et « pieux musulman » précise le principe de sa sélection en affirmant qu’il faut :

« déclarer caducs tous les versets du Coran guerriers, incompatibles avec les valeurs des droits de l’homme, discriminatoires contre les femmes, les juifs, les chrétiens, les non-croyants, et appelant à la violence et au djihad. »9

On comprend dans quelle perspective s’inscrit Abdennour Bidar, mais est-il prêt, par exemple, à légitimer l’homosexualité comme Irshad Manji10  ? Jusqu’où va la réforme ? Le problème que pose ce type de réforme est qu’il génère un « islam à la carte » où chacun retire les versets qui le dérangent. Cela implique que ces réformes n’offrent aucune garantie pour le futur. En effet, si les réformateurs actuels souhaitent tendre vers un islam plus tolérant, qui nous dit que ceux de demain feront la même sélection parmi les versets du Coran ? Par exemple, compte tenu de ce qu’il vit, peut-être qu’un réformateur palestinien laissera dans sa sélection les versets contre les juifs !

Ainsi, faire du bon sens le fondement de ces réformes leur ôte toute crédibilité quant à leur prétention à résoudre définitivement les problèmes que pose le Coran dans une perspective occidentale. Mais ce n’est pas le seul obstacle à ces réformes…

4 – Le Coran, l’oeuvre du Prophète ?

Le second problème qu’impliquent ces réformes est encore plus fondamental. On pourrait le formuler ainsi : Si on croit que le Coran est la parole directe de Dieu, comment peut-on s’arroger le droit d’en éliminer certains versets ?

En apparence, la réponse est simple : si les réformateurs s’octroient le droit de déclarer que tel ou tel verset est obsolète, c’est parce qu’ils estiment que ces versets ne sont pas l’expression directe de Dieu, mais la retranscription par Mahomet de l’expérience qu’il a faite de Dieu, avec ses mots, sa culture, ses limites. Pour eux, le Coran n’est pas l’œuvre d’Allah mais l’œuvre d’un homme inspiré, Mahomet, comme la Bible est la retranscription de l’expérience de Dieu de saint Paul, saint Matthieu, Esaïe… Faire du Coran un livre inspiré et non révélé, leur permet de dire que les versets appelant à la guerre, par exemple, sont les marques humaines dans le Coran d’un homme pris dans les vicissitudes d’une histoire tumultueuse.

Si faire du Coran l’œuvre de Mahomet, peut sembler dans un premier temps résoudre la question de la violence coranique en la contextualisant, cela aboutit inexorablement à l’anéantissement de l’islam. Ce type de relecture du Coran brise le socle sur lequel repose tout l’édifice théologique musulman. Suite au renouveau de l’exégèse au XIXe, l’Église a donné aux auteurs bibliques une véritable autonomie11 , une évolution semblable demeure impossible du côté musulman. Nous nous arrêtons un instant sur les trois principales raisons qui rendent cette approche impossible.

4.1 – Mahomet, un menteur ?

Premièrement, le Coran lui-même ne se présente pas comme étant l’œuvre de Mahomet. Dans le Coran, « Je » c’est Dieu. Contrairement à la Bible où les auteurs sont Jérémie, Ezéquiel, saint Matthieu…

Par exemple dans l’introduction de son évangile, saint Luc présente ce dernier comme étant son œuvre ; il ne prétend à aucun moment l’avoir écrit sous la dictée de Dieu. Lorsque Mahomet s’isolait puis récitait à ses compagnons les versets coraniques qu’il venait de recevoir, il les formulait toujours comme s’il s’agissait de l’expression directe de Dieu.

Autrement dit, faire du Coran l’œuvre de Mahomet, c’est dire en quelque sorte que Mahomet était un menteur, qu’il s’est fait passer pour Dieu, que c’est lui qui formulait les versets qu’il récitait.

Prenons un exemple concret : Mahomet était tombé sous le charme de la femme de son fils adoptif. Ce dernier comprit l’affection que son père éprouvait pour sa femme Zaynab, et la répudia. Mais le Prophète ne pouvait pas l’épouser car il était interdit d’épouser les ex-femmes de ses enfants. Allah fit alors descendre un nouveau verset que Mahomet récita à ses compagnons. Ce verset stipulait que Mahomet pouvait épouser Zaynab et que les musulmans pouvaient désormais épouser les ex-femmes de leurs enfants adoptifs (Coran XXXIII, 37). Le Hadith nous rapporte que suite à la descente de ce verset le Prophète s’exclama :

« Qui ira trouver Zaynab pour lui porter la bonne nouvelle que Dieu me l’a donnée en mariage du Ciel même ? »12

On comprend bien que si ce verset d’Allah est en réalité celui de Mahomet, alors ce dernier va rapidement apparaître comme un charlatan tirant avantage de versets qu’il aurait inventés.

4.2 – Le Coran, une correction erronée ?

Deuxièmement, quelle crédibilité donner au Coran dont on déclare certains versets obsolètes ?

Prenons le verset coranique déclarant que l’héritage d’une femme est la moitié de celui d’un homme13 si c’est une invention de Mahomet que l’on peut déclarer obsolète, alors pourquoi le verset affirmant que ce n’est pas Jésus-Christ qui fut crucifié mais un sosie14 ne serait pas non plus une invention du Prophète ? D’autant plus que Saint Jean, témoin oculaire de la scène, prétend le contraire. De même pour les versets affirmant que c’est Ismaël et non Isaac qui fut l’objet du non-sacrifice d’Abraham15 etc…

Alors que la raison d’être du Coran était de restaurer la parole divine jadis déformée par les juifs et les chrétiens16 , si Mahomet en est le véritable auteur c’est bel et bien le Coran qui risque d’apparaître comme une accumulation d’erreurs.

4.3 – À quoi sert l’islam ?

Reprenons la manière dont les trois monothéismes s’articulent :

Le judaïsme ouvre une Première Alliance fondée sur la Loi reçue par Moïse. Les prophètes juifs annoncent la venue future du Messie.

Pour les chrétiens, Jésus de Nazareth est le Messie annoncé par les prophètes. Il accomplit la Première Alliance en l’ouvrant sur une Nouvelle Alliance fondée sur l’Amour.

Les musulmans pensent que les juifs et les chrétiens ont déformé la parole de Dieu. Au VIIe siècle, afin de remédier à cette situation, Dieu fit descendre une ultime fois sa parole sur un homme : Mahomet.

Or, si l’on considère comme les réformateurs que le Coran n’est pas la parole de Dieu mais celle de Mahomet, si le Coran ne peut plus prétendre corriger la Bible (Cf. 4.2), alors à quoi sert l’islam ? Quelle est la raison d’être de l’islam ? En quoi le Coran et la vie du Prophète accomplissent-ils, dépassent-ils l’Evangile ? L’islam risque d’apparaître comme une régression.

Ainsi, faire du Coran l’œuvre de Mahomet permet certes de limiter la portée des versets coraniques violents au contexte dans lequel ils ont été écrits, mais d’un autre côté cela fait s’effondrer tout l’édifice théologique musulman.


Les réformateurs ne représentent aujourd’hui qu’une poignée d’intellectuels qui tentent contre vents et marées de concilier l’inconciliable. Écartelés entre deux mondes, ils souhaiteraient résoudre ce conflit intérieur en donnant à islam un nouveau visage. Mais l’islam résiste à toutes leurs tentatives de l’assimiler au paradigme occidental.

Alors que leur lutte vise à l’émancipation du monde musulman, ce dernier les ignore ou les condamne. Paradoxalement, leur auditoire, ce sont les occidentaux. Ces derniers les sur médiatisent et, ignorant tout de l’islam, admirent dans cet islam travesti leur propre reflet teinté d’un brin d’exotisme et décrètent avec autorité : « c’est ça le véritable islam ».

Il n’existe pas de théologie musulmane compatible avec les valeurs occidentales, et on ne voit pas comment une telle théologie pourrait voir le jour. Le Coran restera le Coran, et aucune tentative de travestissement du Prophète ne le transformera en un Jésus ou un Bouddha.

Les musulmans adhérant aux valeurs occidentales semblent être condamnés à appliquer un islam au rabais, à vivre une sorte de schizophrénie entre leur foi et leurs valeurs, à moins qu’un jour ils ne fassent le choix de tourner le dos au Prophète ou à l’Occident...

 

1 On appelle ici « valeurs occidentales » ou « modernité », le paradigme occidental c'est-à-dire les droits de l’Homme, la démocratie, la liberté d’expression, la laïcité etc...
2 BENCHEIKH Soheib, Marianne et le Prophète, Paris, éditions Grasset et Fasquelle, 1998, p. 145.
3 Ibid., p. 146.
4 Ibid., p. 145.
5 BOUHDIBA Abdelwahab, La sexualité en islam, Paris, éditions P.U.F., 2003, p. 11.
6 Coran (IV, 12)
7 Coran (IV, 17-18)
8 Sira (IBN ISHAQ, Sîra Al-Rasûl, trad. ‘Abdurrhmân Badawî, Muhammad, Beyrouth, éditions Al-Bouraq, 2001, tome 1, p. 496.)
9 BIDAR Abdennour, cit. Marie-France Etchegoin et Serge Raffy, « La vérité sur l’islam en France » in Le nouvel observateur, n°2152, 8 au 2 février 2006, p. 12.
10 Irshad Manji est une journaliste canadienne, musulmane, féministe et homosexuelle. Elle fut connue au niveau international suite à la publication de son best-seller Musulmane mais libre. Très médiatisée, elle défend sa vision de l’islam.
11 La Bible est l’œuvre d’hommes inspirés. Les auteurs bibliques ont longtemps été perçus comme les instruments de Dieu. Au XIXe siècle, avec l’émergence des sciences humaines et le renouveau de l’exégèse, l’Église (d’abord protestante puis catholique) va progressivement donner aux auteurs bibliques une véritable autonomie. Les auteurs bibliques écrivent sous l’inspiration de Dieu mais avec leurs mots, avec leurs cultures.
12 Hadith (IBN SA’D, Kitâb at-Tabaqât Al-Kabîr, trad. Martin Lings et Jean-Louis Michon, Le Prophète Muhammad, Paris, éditions du Seuil, 1986, p. 353.
13 Coran (IV, 12)
14 Coran (IV, 157)
15 Coran (XXXVII, 102)
16 Cf. Le Coran


T.P. - lesReligions.fr - avril 2012 Version imprimable pdf

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