Jean-Luc Mélenchon : le candidat français du totalitarisme

Jean-Luc Mélenchon, invité fréquent des médias, a un programme qui renvoie aux heures les plus sombres du totalitarisme : la Terreur de 1793 ou le stalinisme. Mais apparemment personne ne s’en émeut ! En rappelant quelques phrases et quelques mesures clés du totalitaire de service, Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF, clame son indignation.

On dit souvent que la France est un pays singulier en matière de vie politique. Elle vient de le montrer à nouveau lors de ces élections avec un candidat qui représente le totalitarisme politique économique : Jean-Luc Mélenchon.
Il est invité par tous les médias. Il est d’ailleurs omniprésent même s’il ne cesse d’insulter les journalistes. Mais personne n’ose le contredire. Et il frôle les 10 % des intentions de vote. C’est dangereux et très inquiétant. Qui a vraiment lu son programme ? Le leader du front de gauche appelle à la révolution : « L’insurrection c’est maintenant ! ». En invoquant le stalinien Paul Eluard (« Si vous voulez la paix, préparez la guerre civile »), il demande un changement institutionnel : « l’action du peuple lui-même se dressant contre un ordre inique ». La constitution de 1793 qui consacre la Terreur est aussi citée : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». « Tout comme la noblesse de 1789 ne pouvait pas rompre avec l’Ancien régime, continue Mélenchon dans son programme, le capitalisme financier est incapable de sortir d’un système qui le gave de privilèges ». Et les propositions s’ensuivent. Concernant l’emploi : SMIC à 1 700 euros, instauration d’un salaire maximum, un CDI pour tous, passage du temps partiel au temps plein, interdiction des licenciements boursiers, en cas de dépôt de bilan, l’entreprise passera aux mains des salariés sous forme de coopérative. Les travailleurs licenciés « abusivement » seront obligatoirement réintégrés dans l’entreprise. Bien entendu, les 800 000 « précaires » de la fonction publique seront titularisés.
Pour ce qui est du logement, le quota de logements sociaux est porté à 50 %, le blocage des loyers sera obligatoire, on appliquera à la lettre l’interdiction des expulsions et la réquisition des logements vacants.

Dans le domaine de la santé, un pôle public aura le monopole du marché des médicaments. Pour les services publics, un nouvel Etablissement public citoyen sera créé afin d’assurer la « pérennité de l’emploi public ».

Les entreprises et les banques seront placées sous le contrôle d’un Pôle public financier et seront taxées lourdement. L’économie sera « relocalisée » et l’écologie « planifiée ».

D’autres « formes de propriété » seront adoptées. Elles vont promouvoir les « appropriations sociales et la nationalisation des grands leviers de l’action économique, industrielle et financière ». Pour ce qui est du fonctionnement de l’Etat, la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) sera abrogée !

Enfin, une fois au pouvoir, le Front de gauche convoquera l’Assemblée constituante de la VIe République et annoncera la fondation d’une nouvelle République parlementaire, sociale et participative. Dans la foulée, afin de mater des « médias principalement voués au libéralisme » (les mêmes qui invitent Jean-Luc Mélenchon), un Conseil national des médias sera mis en place. Vive l’URSS !
Il est effarant de voir que personne ne conteste les délires totalitaires de M. Mélenchon. On aurait pu en rire si sa campagne avait été insignifiante mais à 10 % et lorsque d’autres candidats (y compris de droite) puisent dans ses idées, on a toutes les raisons d’être inquiets.

 

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