Alaa Shukrallah, membre de l'Initiative égyptienne contre les discriminations, ONG de défense des droits de l'homme, déclare au Monde :


"Des forces au sein de la clique au pouvoir utilisent de tels incidents pour casser le mouvement révolutionnaire, qui n'est pas satisfait par le processus actuel et demande plus de réformes. Ces affrontements peuvent être exploités pour diviser la rue égyptienne et pousser le jeune musulman moyen à soutenir une reprise en main des activités politiques par les forces de l'ordre. Des gouvernements étrangers ont aussi un intérêt à ce que le chaos se répande, notamment l'Arabie saoudite. Celle-ci finance à coups de millions de livres égyptiennes des groupes salafistes ouvertement hostiles aux coptes, qui ont participé aux affrontements.

 

Lutter contre les discriminations anticoptes doit-il être une priorité ?

 

C'est urgent. Il faut les autoriser à construire des églises sans avoir besoin d'un décret présidentiel, supprimer la mention de la religion sur les cartes d'identité, qui est une source de discrimination dans l'accès à l'emploi. Rétablir aussi une réciprocité dans les conversions (les chrétiens peuvent se convertir à l'islam, mais l'inverse est interdit par la loi). Seule une démocratie véritable peut nous permettre d'échapper à la violence communautaire."

 

 

( note de l'Observatoire de l'islamisation : En France, des visas sont octroyés sans restrictions au "savants" saoudiens venant donner des conférences dans les mosquées, et les librairies musulmanes regorgent de littérature salafiste)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'Observatoire de l'islamisation

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