Un tabou est en train de voler en éclats : l'esclavage des Noirs d'Afrique par les guerriers musulmans. Dans Le génocide voilé (Gallimard, Continents noirs, 2008), Tidiane N'Diaye livre un réquisitoire dévastateur contre les négriers musulmans qui, depuis le VIIe siècle jusqu'à aujourd'hui, ont réduit les Noirs en esclavage. L'auteur, anthropologue et économiste, dénonce ce génocide occulté qui a vu les musulmans, "le Coran d'une main, le couteau à eunuque de l'autre" (page 9), massacrer des civilisations entières. Longtemps avant l'abominable commerce triangulaire mis en place par les Européens blancs, les Arabo-musulmans ont commencé l'asservissement de l'Afrique noire au Darfour, dès le VIIe siècle. C'est un traité de 652 (le bakht) qui en marque le début. Le système, car cela en fut un, ne s'interrompra jamais et continuera à connaître une véritable prospérité jusqu'au XIXe siècle. 

 
Mais les trafiquants arabes n'opèrent pas seuls. Les souverains locaux, en commerçants sans scrupule, livrent prisonniers de guerre ou peuples voisins aux fauves abreuvés à la parole coranique. Des Noirs qui vendent d'autres Noirs, une autre vérité historique que Tidiane N'Diaye a le courage de ne pas masquer. En outre, le Coran soutient le système esclavagiste en vertu de la supériorité du musulman sur l'infidèle (les versets qui justifient l'esclavage sont indiqués en annexe), et la malédiction biblique de Cham (Genèse, IX, 20-27) est reportée sur les peuples noirs. Mais les missionnaires musulmans dépêchés au Ghana n'y convoitaient pas seulement des âmes à convertir : l'or ghanéen a beaucoup plus contribué à la propagation de l'islam que le sauvetage désintéressé des âmes perdues..

 


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