L'islam est d'abord un système législatif, la charia, qui établit une hiérarchie des êtres humains.

Tout en bas de l'échelle est l'apostat, celui qui quitte l'islam. Le Coran recommande de le tuer sitôt découvert [4:89] et Hadith Bukhari V4B52N260.
C'est par exemple un motif de la fatwa iranienne contre l'écrivain Salman Rushdie.
Celui qui combat l'islam est aussi puni par le Coran par des procédés variés: crucifixtion, coupé en morceaux... [5:33].

Ensuite viennent les non-musulmans. Le Coran leur promet l'enfer et les insulte: Ils sont identifiés à des chiens [7:175-176], à des porcs, à des singes [5:60][2:65].

Le territoire ennemi, dit Dar-al-Harb, est celui où les non-musulmans ont le pouvoir.
Deux stratégies sont alors prescrites par le Coran:
Plan A: les musulmans sont supérieurs militairement. Premier temps ou dawa: on "invite" l'ennemi à se convertir. Deuxième temps ou jihad: l'ennemi pêche par refus de conversion et ceci le condamne magiquement à la déroute. La guerre est décidée. Elle est une obligation religieuse [9:39].
Plan B: les musulmans sont inférieurs militairement. Dans ce cas, on applique la stratégie de dissimulation dite taqiya [3:28]. On présente l'islam comme une religion de tolérance et de paix, on demande protection et amitié aux non-musulmans en attendant que de nouvelles conditions permettent l'éxécution du plan A.

La stratégie de taqiya a été mise en oeuvre par l'homme parfait, modèle de tout musulman [33:21] Mahomet. En 622, fuyant La Mecque avec son groupe, il trouve asile et protection auprès des tribus juives de Medine. Cinq ans plus tard, fort de sa victore sur ses ennemis de La Mecque, il attaque ses anciens protecteurs, en les accusant de "trahison". Il fait juger cette accusation par son propre garde du corps. Au moins 600 hommes des banu Qurayza sont décapités. [33:26] et Sirat Rasoul Allah Ibn Ishaq.

En territoire conquis ou Dar-al-Islam, cette fois, la charia distingue 2 catégories de non-musulmans: Les monothéistes ou "peuples du Livre" qui peuvent se voir accorder par miséricorde le statut de sous-citoyenneté dit dhimmi. Les non-monothéistes en revanche sont convertis ou éxécutés [9:29]. Le dhimmi doit payer un impôt écrasant dit jizya et s'humilier. Il a toujours tort en justice contre un musulman et ne peut se protéger contre les abus. Diverses obligations sur les vêtements, l'habitat, les comportements, les métiers ont été appliqués localement à l'encontre des dhimmis. C'est l'existence de ce statut spécial qui fait dire à certains musulmans que leur religion est tolérante...

Dans l'échelle sociale vient après cela la femme musulmane. Elle vaut la moitié d'un homme et peut être battue [4:34]. Elle ne peut pas se refuser à son mari [2:223]. L'arsenal législatif et traditionel la maintient dans le statut d"usine à fils" selon l'expression de madame Ayaan Hirsi Ali.

Puis vient l'homme musulman. Il peut être polygame. Il est invité à bénéficier du butin de la jihad [8:69] et à violer les captives [4:24]. Il a plusieurs devoirs religieux dont la "charité", qui va alimenter aussi bien la guerre que les nécessiteux.

Au dessus est le prophète Mahomet. Il possède des privilèges spéciaux sur le butin [8:41] et s'autorise toutes les femmes qu'il désire [33:50]. Il est l'exclusif et le dernier législateur sous forme de révélations divines [33:40]. Ainsi toute tentative de "modérer" l'islam se heurte à ce problème majeur: Nul n'a autorité que celui qui est mort en l'an 632.

Je précise que les musulmans considèrent que les versets supposés tolérants sont l'objet d'une substitution ou nâsikh [2:106] par les versets postérieurs intolérants. Mais en fait, l'islam n'est pas et n'a jamais été tolérant. Les plus éclairés des dirigeants musulmans n'offraient qu'une protection payante et sans garantie de durée à certains groupes pour des raisons économiques et diplomatiques.
Le verset souvent cité pour affirmer la tolérance [2:256] "Il n'y a pas de contrainte en religion", est un bel exemple de fausse interprétation ou taqiya Abu Dawoud 14:2676,

Le Coran s'affirme comme la parole de Dieu à la première personne, dans son entièreté, de façon inaltérable, d'application universelle et jusqu'au jugement dernier. Il sert de base à la prière et à l'éducation des jeunes musulmans.
Considérant que l'interprétation personnelle du Coran est encouragée, je vous laisse imaginer les dégâts sur les cervelles, dégâts qui sont faciles à apprécier dans les actualités.

Pensons à l'avenir et à nos enfants. Il n'est peut-être pas nécessaire d'encourager l'endoctrinement islamique avec l'argent du contribuable.

Quelques citations:

sourate 2, verset 193:
"Et combattez les(a) jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de troubles et que la religion soit uniquement pour Allah."

sourate 9, verset 5:
"Quand les mois sacrés(b) seront passés, tuez les polythéistes(c) partout où vous les trouverez. Capturez-les, assiégez-les, tendez leur des embuscades avec tous les stratagèmes de la guerre. Mais si ils se repentent, prient correctement et paient l'impôt de charité, laissez les partir. Car Allah pardonne et compatit."

sourate 9, verset 29:
"Combattez ceux qui rejettent Allah et le jugement dernier et qui ne respectent pas Ses interdits ni ceux de Son messager, et qui ne suivent pas la vraie Religion quand le Livre leur a été apporté(d), (Combattez-les) jusqu'à ce qu'ils payent tribut(e) de leurs mains et se considèrent infériorisés(f)."

sourate 9, verset 39:
"Si vous n'allez pas à la guerre, vous serez gravement punis, et d'autres prendront votre place. Et (votre défection) ne Le gènera en rien. Car Allah a tout pouvoir."

Le Coran juge que le mensonge, la dissimulation et la traîtrise sont acceptables pour servir l'Islam:
Sourate 3, verset 28:
"Que les croyants ne s'allient pas avec des non-croyants au détriment des croyants. (Celui qui fait cela) ne bénéficie plus de la protection d'Allah. Sauf si (les croyants) font cela pour se guarder des non-croyants. Mais (dans ce cas) Allah leur enjoint d'être prudent vis à vis d'une rétorsion d'Allah. Et (se rappeler) que la rétribution finale est pour Allah."(g)

notes:
(a) Cette injonction concerne ceux avec qui Mohamed est en guerre, c'est à dire les meccans au moment de la révélation du verset. Il est dit de les tuer au verset 191. Il sont nommés aussi "Ceux dont la croyance est erronée", ce qui est généralement traduit par infidèles.
(b) Shawâl, Dhu'lkaada, Dhu'lhajja, Muharram, mois sacrés de trève pré-islamiques d'après Rodwell.
(c) litérallement "ceux qui joignent Dieu avec d'autres dieux", les polythéistes meccans sont visés. Les musulmans appliquent ce verset à tous les non-monothéistes qui n'ont pas accepté l'Islam après invitation, et qui sont désignés comme kafir. Ce terme inclut aussi les athées.
(d) c'est à dire essentiellement les juifs et chrétiens qui persistent dans leur religion. Les musulmans y incluent d'autres monothéistes zoroastriens, mandéens, sikhs, voire localement hindous et bouddhistes. Ces gens sont "dhimmi" vis à vis de la charia. Il s'agit d'une sous-citoyenneté avec des restrictions légales particulières.
(e) impôt spécial de protection ou "jizya".
(f) Des humiliations variées ont été imposées suivant les pays et l'époque. Elles sont toujours en vigueur dans plusieurs pays musulmans.
(g) Je comprends cette sourate comme évoquant des fausses alliances avec des ennemis de Mohamed. Le combat simulé est prévu, il faut prendre garde de ne pas s'y faire tuer. La rétribution ou butin sera pour l'armée de Mohamed selon les règles de partage instituées. Ceci témoigne que ni la dissimulation ni la traîtrise ne sont considérés comme immoraux en Islam si cela sert les musulmans.

 

(*) Voici le contexte du verset faussement tolérant, justifiant le nettoyage ethnique de Médine.
Sourate 2, verset 256:
"Il n'y a pas de compulsion en religion. La Vérité se sépare de l'Erreur: qui rejete le Mal(Tâghût) et croît en Allah a saisi la main qui ne lâche pas. Allah entend et sait."

Abu Dawoud 14:2676:
Abdullah ibn Abbas a narré:
"Quand les enfants d'une femme (en période pré-islamique) ne survivaient pas, elle fit le voeu de convertir l'enfant à la religion juive si elle survit. Quand les Banu an-Nadir furent expulsés (d'Arabie), il y avait des enfants des Ansar (les Auxiliaires) parmi eux. Ils dirent: nous ne laisserons pas nos enfants. Alors Allah l'Exalté révela; "Il n'y a pas de compulsion en religion. La Vérité se sépare de l'erreur."

En 625 à Médine, Mahomet fit déporter la tribu juive des Banu Nadir, parce qu'il s'estime légitime propriétaire de leurs biens (au nom d'Allah). Il produit ce verset pour annuler la conversion de ces enfants et leur éviter l'exil. "La Vérité" désigne dans ce verset la religion de Mahomet, qui ne s'appellait pas encore l'islam, "l'erreur" désigne les autres religions, ici la religion juive. Séparer la Vérité de l'erreur, c'est pour Mahomet, réaliser la purification ethnique de Médine, puis de l'Arabie.

Comme c'est généralement le cas, ce verset du Coran est à sens unique: ces enfants sont considérés comme musulmans, ils échappent donc à la compulsion. Mais en dépit des traités, juifs et chrétiens de Médine seront invités à se convertir sous la menace, puis attaqués, exilés, massacrés, réduits en esclavage, et leurs biens saisis par Mahomet.

 

 

Sources 

 

http://alyaman.unblog.fr/files/2011/04/frboukharykassabislamhouse1.pdfwww.usc.edu/dept/MSA/quran/114.qmt.

 http://taghout.blogspot.fr/2008/04/lislam-dfinit-une-hirarchie-des-tres.html

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