« Un décret, paru le 28 décembre 2011, prévoit de durcir la réglementation en vigueur sur l’abattage rituel. … A partir de juillet, les abattoirs devront justifier auprès du préfet « d’un matériel adapté et d’un personnel formé, de procédures garantissant des cadences et un niveau d’hygiène adaptés à cette technique d’abattage ». Surtout, les professionnels devront disposer « d’un système d’enregistrement permettant de vérifier que l’usage de la dérogation correspond à des commandes commerciales ». Autrement dit, les animaux abattus rituellement ne doivent être destinés qu’à la consommation halal ou cachère et non se retrouver dans la filière commerciale classique.

Cette pratique, régulièrement dénoncée par les pourfendeurs de l’abattage rituel, se serait développée ces dernières années et justifierait la nouvelle réglementation. « Pour des abattoirs qui pratiquent l’abattage rituel, il est plus économique de faire du « tout halal » que de changer le process en cours d’abattage, quels que soient leurs clients », souligne la spécialiste du halal Florence Bergeaud-Blackler. Au ministère de l’agriculture, on reconnaît que « 10 % à 12 % des bovins et 75 % des ovins sont abattus selon cette pratique » ….

 La Commission européenne devrait se pencher à nouveau sur l’étiquetage dans les prochains mois. De leur côté, les Pays-Bas ont tenté d’interdire l’abattage rituel, avant d’y renoncer en décembre 2011. La pratique est déjà proscrite en Suède, en Norvège, en Suisse. «

 

 

 Le Monde :

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