Le britannique Abdur Raheem Green est l'un des fondateurs de iREA (Islamic Education and Research Academy). Il est aussi l'un des conférenciers qui prendra la parole à Montréal le 21 octobre à l'Université Concordia, et ensuite à Toronto.

Sur son blogue, Green explique sa philosophie : les châtiments corporels peuvent sembler cruels, mais il s'agit d'un mal nécessaire pour édifier une société harmonieuse. Il en donne pour preuve (sic) les nations musulmanes où la police religieuse fasciste réprime durement tous les péchés... En fait, pour lui, l'Arabie saoudite et l'Iran sont le modèle à suivre. Ci-dessous, des extraits d'un billet publié sur son blogue. 

 

Pour participer à la campagne visant à faire interdire ce conférencier au Canada, signer la lettre proposée ici et transmettez-la au ministre de l'Immigration Jason Kenney. En fait, ce sont tous les conférenciers de l'iREA qui devraient être déclarés persona non grata au Canada, et dans tous les pays civilisés.

 

IREA Charia-chatiments-irea

Nous entendons souvent récriminer contre les châtiments brutaux qu’impose l’islam, comme l’amputation de la main du voleur. Pour ceux d’entre nous vivant en Occident, une telle punition peut sembler dure, mais qu’est ce donc que les sociétés laïques soit disant «humaines» proposent à la place ?

 

Abdul-green L’homme attrapé en train de voler est envoyé en prison. […] Est-ce que cela retient les criminels de commettre d’autres crimes ? Il semble bien que non. 80 pour cent récidivent. Est-ce que cela protège la société des criminels ? Il semble bien que non. Le crime progresse.

 

On peut critiquer l’islam, mais qu’est ce que proposent les autres modèles ?

Allah nous a préparé une société qui fonctionne sur des principes très différents de ceux des sociétés laïques, «de consommation».

La loi islamique retient le voleur de voler, et protège la société du voleur.

Tout ceci, il faut le noter, est à considérer dans le contexte d’une éthique qui gouverne toute la société, d’une loi juste, équitable et efficace.

Tout ceci s’applique aussi à la question de la lapidation à mort des adultères hommes et femmes.

 

L’islam est particulièrement vigilant quant à la protection et la sauvegarde de la famille. C’est en fait sur cette structure que repose le bien-être de la société.

 

Il est aussi très vigilant quant à la nécessaire moralité que chacun doit afficher en public.

 

L’adultère est puni de mort, et par une mort lente et douloureuse infligée par lapidation. Cela nous montre à quel point ce crime est dangereux pour la société. C’est d’autant plus vrai que, pour que le crime soit prouvé, il faut que quatre témoins dignes de foi assistent à l’acte de l’adultère !

Il faut aussi bien avoir en tête que les sociétés musulmanes prennent toutes les précautions pour éviter que ne se commettent des adultères. La nudité publique est interdite. En fait, un code vestimentaire très strict doit être respecté. Cela fait partie de la sagesse à l’œuvre derrière l’obligation du hidjab. C’est un acte de responsabilité sociale, qui aide à construire une société plus harmonieuse. De même, on évitera la mixité entre sexes, les hommes et les femmes ne devant pas avoir de contacts physiques, et les hommes et les femmes ne devant même pas se retrouver seuls ensemble (sauf s’ils sont maris et femmes, ou s’ils ont des liens de parenté proche leur interdisant de se marier). Et dans ce contexte, l’adultère est inexcusable, et puni fort justement avec sévérité.

 

Il est plus que probable que les vastes dégâts psychologiques occasionnés sur le partenaire trompé, les enfants et leurs familles ne conduisent à des problèmes de comportement, et que [dès lors, ils n’atteignent] le bien-être de toute la société ! Le «préjudice» du châtiment de l’adultère est compensé par un «bénéfice» nécessaire, et protège l’ensemble de la société. Tout cela permet également de comprendre pourquoi, de façon similaire, les actes d’homosexualité sont traités aussi durement.

 

Au bout du compte, on ne devrait pas accepter ou rejeter l’islam, en bloc ou sur certains points spécifiques, car cela conviendrait ou non aux normes de son héritage culturel. L’éthique, et la loi, et les châtiments ne sont pas, au bout du compte, des choses que l’on peut envisager de manière objective. Un châtiment qui peut sembler trop sévère dans une culture sera bien inutilement timide  dans une autre. Il n’y a donc aucun sens à en faire le critère de la critique. Dans ce sens, la meilleure façon de la faire serait de se demander «est-ce que cela marche ou pas ?». L’islam comme forme de gouvernement présente un historique excellent en la matière. Non seulement, nous disposons de 1 400 ans d’historique, mais il a été utilisé, et est toujours utilisé avec succès par une multitude de peuples et de cultures dans toute la planète. Et c’est quelque chose que peu de systèmes de gouvernement semblent près d’égaler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources : Terrible and brutal Islamic punishments or wise and just guidance from Allah?, par Abdur Raheem Green, Islam's Green, 14 février 2006. Traduction par Olaf pour Poste de veille /Poste de veille

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