Des Palestiniens chrétiens de la bande de Gaza (Noël 2010)

Placée juridiquement sous l’administration de l’Autorité palestinienne, mais géré de fait par le Hamas, depuis que ce parti islamique a chassé le Fatah du territoire, la bande de Gaza, aberration géographique – ou, si l’on préfère, camp de concentration à ciel ouvert –, compterait 1,6 million d’habitants s’agglutinant sur 360 km2. Deux fois plus d’habitants qu’à Marseille, mais à peine 1 400 chrétiens dont 55 familles catholiques. Depuis la prise de pouvoir sur ce territoire du Hamas, en 2007, le peu de chrétiens qui y restent souffrent de discrimination, et n’aspirent plus qu’à le quitter. La fête de Noël qui était chômée à Gaza, ne l’est plus depuis 2007, et le Hamas a même interdit l’érection d’arbres de Noël. Les chrétiens qui arborent une croix ou un crucifix rencontrent toutes sortes de difficultés et de pressions. Il n’y a eu qu’une seule Messe célébrée pour Noël, mais une dizaine de jour avant le 25 décembre, sur le territoire, dans la petite église de la Sainte-Famille, et elle ne fut autorisée, à contre cœur, par le Hamas que parce qu’elle fut célébrée par une haute personnalité, l’archevêque Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem. Les chrétiens de Gaza n’ont plus même la possibilité de se rendre, comme ils en avaient la coutume, à Bethléem pour Noël, car l’État israélien ne distribue chichement que 500 visas d’entrée par an en Cisjordanie aux habitants de Gaza, et encore doivent-ils avoir moins de 16 ans ou plus de 35 ans…

 

 

 

Sources : The Guardian et Observatoire de la christianophobie

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