La Tunisie est sur le point de faire la même erreur que l’Algérie dans les années 1990. A l’époque, l’administration Algérienne a légalisé un parti religieux qui n’a pas raison d’être et en contradiction avec la constitution nationale. Le 23 octobre, la Tunisie qui vient à peine de tourner la page de la dictature s’apprête malheureusement à accueillir avec ses deux bras l’intégrisme religieux, une maladie plus grave que le Cancer. islamistes tunisiens 21 2.jpg

En effet, dans les années 1990 et sans surprise les Algériens à 99% des Musulmans n’ont pas manqué de voter pour le parti qui représente l’Islam à savoir le Front islamique du Salut. Les Islamistes qui venaient à peine de remporter les élections ont envahi les rues demandant l’application immédiate de la Charia. « Abat la démocratie, « La mithak la doustour kal Allah Kal Arrassoul, Dawla Islamiya bla Ma Nvoto » Tels étaient les principaux slogans du parti vainqueur aux élections en Algérie.

La violence a commencé avant même que les Islamistes ne soit autorisé de former le gouvernement. Les jeunes filles non voilés ont été attaqués à l’aide de l’acide en plein jour alors que les cinémas et les salons de coiffures pour femmes ont été contraints de baisser les rideaux sous les menaces. Voyant le pays basculé vers la dérive, l’armée a rapidement réagit en annulant les élections. Si l’arrêt du processus électoral était une atteinte à la démocratie, il a en revanche sauvé l’Algérie de tomber entre les mains des égorgeurs. Ce réveil tardif a été payé très cher par les Algériens et dont les chiffres donne froid au dos : 250 milles morts et 6000 disparus sans compter les femmes violées et les pertes subies en économie.

 Même si le terrorisme a été vaincu à 80% sur le terrain, l’Algérie n’est pas complètement à l’abri de ce fléau qui pourrait refaire surface à n’importe quel moment. Revenons à nos amis Tunisiens pour dire qu'ils se trouvent à deux doigts du précipice. Dans deux jours et si « ENNAHDA» l’emporterait, chose que nous ne souhaitons pas d’ailleurs, les Tunisiens regretteront à jamais d’avoir chassé la dictature. Même si les urnes donnent un autre parti vainqueur, les Islamistes vont envahir les rues de la Tunisie pour crier au truquage. Ils nous restent que de croiser les doigts pour eux et attendre le jour «j».

 

 

 

 

 

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