Théorème du singe

Le conditionnement mental est le processus menant le cerveau à adopter certains modèles de pensée, tendances ou état mental. Le conditionnement mental peut être d'origines diverses : les mass-média, la société, les pairs, la famille, la religion ou le système éducatif. Le conditionnement mental peut être illustré par le fameux «Théorème du singe » qui se rapporte à une expérience faite à l’Université de San Diego (USA).
1) Une vingtaine de chimpanzés sont isolés dans une pièce où est accrochée au plafond une banane, et seule une échelle permet d’y accéder. La pièce est également dotée d’un système qui permet de faire couler de l’eau très glacée sur le singe qui tente d’escalader l’échelle. Rapidement, les chimpanzés apprennent qu’ils ne doivent pas escalader l’échelle.
2) Le système d’aspersion d’eau glacée est ensuite rendu inactif, mais les chimpanzés conservent l’expérience acquise et ne tentent plus de s’approcher de l’échelle.
3) Un des singes est remplacé par un nouveau. Lorsque ce dernier tente d’attraper la banane en gravissant l’échelle, les autres singes l’agressent violemment et le repoussent. Lorsqu’un second chimpanzé est remplacé, lui aussi se fait agresser en tentant d’escalader l’échelle, y compris par le premier singe remplaçant.
4) L’expérience est poursuivie jusqu’à ce que la totalité des premiers chimpanzés qui avaient effectivement eu à subir les douches froides soient tous remplacés. Pourtant, les singes ne tentent plus d’escalader l’échelle pour atteindre la banane. Et si l’un d’entre eux s’y essaye néanmoins, il est puni par les autres, sans savoir pourquoi cela est interdit ni jamais eu avoir à subir l’une des douches glacées.
Ce Théorème du singe tente d’expliquer par la parabole comment des situations ubuesques peuvent rester bloquées indéfiniment jusqu’à ce qu’un esprit révolutionnaire ne remette en question l’ordre établi. C’est le cas des sociétés islamiques depuis 1000 ans. Quelques révolutionnaires ont essayé de s’attaquer à ce blocage, à cette inertie, avec quelque succès, comme Kemal Ataturk ou Habib Bourguiba, mais leur œuvre est en train d’être démantelée par les islamistes au pouvoir en Turquie et en Tunisie. « Chassez le naturel, il revient au galop », dit l’adage. Est-ce à dire que les musulmans sont, par atavisme religieux ou bédouin, rétifs au changement, à l’évolution, à la modernité ? L’état actuel du monde musulman, arabe et non arabe, tend à le prouver : Tous les pays musulmans sont dans le tiers-monde.
Carte du monde musulman
Carte du Tiers-Monde
Mais le summum du conditionnement a été atteint dans les sociétés arabo-musulmanes d'aujourd'hui : on n’y craint plus la hiérarchie, mais on y craint le groupe. L’autorité s’efface alors subrepticement derrière le « sens commun » du plus grand nombre, ce « sens commun » est, bien entendu, la résultante des us et coutumes de la société arabe bédouine, misogyne, esclavagiste, bref, archaïque. L’islam des origines a bien tenté d’en « lisser » les aspérités les plus choquantes, mais l’islamisme wahhabite essaie de la ramener aux antipodes de la civilisation et du progrès.
Le « formatage » devient la « norme », puis la norme devient la « normalité », puis la censure devient de l’autocensure.
Ainsi, dans la société tunisienne sous gouvernement islamiste, la norme est au laisser-aller, à la corruption et au népotisme. Ce qui induit une saleté généralisée (matérielle et morale, dans les villes et les campagnes), une pauvreté matérielle et morale sans précédent, et à une tristesse poignante. Cette situation pousse les gens démunis et égarés, sous la suggestion des agents de l’état, à s’en remettre au sauveur suprême, Dieu, et à ceux qui se présentent comme ses meilleurs représentants sur terre : les islamistes.
Prenons un exemple : la pollution sonore est devenue « la norme » partout et en tout lieu. Elle consiste à diffuser, non pas une musique douce et agréable, mais soit des discours, (qui, sous couvert de prêche religieux, sont souvent agressifs, totalitaires, insanes), soit des litanies religieuses infiniment tristes et démoralisantes. Cette pollution sonore envahit tous les lieux publics, du super marché (comme Carrefour ou Monoprix, supposés apporter une touche de modernité), à la moindre échoppe de souk, du coiffeur au restaurant, sans parler des hauts parleurs des mosquées, qui braillent à toute heure de la journée et de la nuit. Personne n’ose protester, sous peine de se faire insulter et agresser par la société, c'est-à-dire par tout le monde : le gouvernement, ses miliciens, et même les voisins.
Selon David Icke (« Enfants de la matrice ») « Pour qu’une poignée d’individus puisse diriger et contrôler les masses, quelques structures doivent être en place. Ces structures sont les mêmes qu’il s’agisse de manipuler un particulier, une famille, une tribu, une ville, un pays, un continent ou une planète ».
Les islamistes, profitant de la prolifération anarchique des mosquées, au détriment d'équipements collectifs (hôpitaux, écoles, crèches, etc.), ont investi ces lieux de culte pour y distiller leur venin, formater les esprits, tuer l’esprit critique, fabriquer des zombies, des sortes de morts-vivants. Ils sont morts pour la société, car ils ne produisent rien d’utile ou de positif. Ces morts-vivants se répartissent en deux catégories. 1) Les riches rentiers du pétrole, qui vivent comme des nababs, en Europe ou aux États Unis, avec leur harem et leurs esclaves. 2) « Les Damnés De la Terre » (ou DTT), qui vivent une misère intellectuelle et économique flagrante. Elle les conduit à haïr tout ce qui est vivant, gai, intelligent. Ils n’aspirent qu’à une chose : se sacrifier ici bas pour aller, après leur mort, au paradis que leur ont promis les riches rentiers ci-dessus, paradis dans lequel ils seront les prochains nababs, avec harem et esclaves. Ce sont les meilleurs recrues islamistes. On les appelle salafistes, talibans et autres jihadistes. Ils sont programmés pour détruire, casser, tuer.
Pour bien manipuler les DTT et en faire des supplétifs prêts à tout, ou salafistes, les nababs financent des sectes, que leurs amis/ennemis judéo-chrétiens ont dénommé « islamistes », car ils justifiaient leurs attentats, souvent contre des civils, en se référant à un "islam imaginaire", fruit de leur interprétation sectaire. Parmi ces sectes, il y a une infinité d’obédiences et de chapelles : wahhabite, salafiste, Nahdhaoui, Jihadiste, FIS, AQMI, Al-Qïda, Frères musulmans, Takfir, Tahrir, etc. Toutes ces chapelles ont le même objectif : formater les esprits pour perpétuer le schéma Nabab/DTT, sous la supervision de l’Empire judéo-chrétien (Israël, USA, et, accessoirement, l’Europe).
* En premier lieu, les islamistes établissent et définissent, le Bien (halal) et le Mal (haram), distinguent le possible de l’impossible, le fou du sage, la «femme soumise» de la putain (toute femme qui prétend vivre et exister). A force de matraquage audiovisuel (voir ci-dessus) et télévisuel, la plupart des musulmans se soumettent (islam signifie soumission) et respectent ces normes sans sourciller en raison de l’esprit grégaire et tribal qui prévaut chez eux depuis la nuit des temps.
* En deuxième lieu, il faut rendre la vie impossible à ceux qui transgressent les normes imposées. Le truc le plus efficace pour ce faire est d’abord de décréter haram (interdit par l’islam) leur façon de faire ou de se conduire (habit, nourriture, vote, écriture, etc.), grâce à des fatwas dont la débilité est consternante. Ensuite ils rendent hors la loi celui ou celle qui veut être différent, en le décrétant apostat , kafir. Ainsi, celui qui danse au son d’un autre violon, qui exprime un point de vue divergent, qui vit autrement que ses voisins, devient vite le mouton noir du troupeau. Déjà que le troupeau est conditionné à considérer les normes comme la réalité, son arrogance et son ignorance feront le reste et ridiculiseront ou condamneront celui qui dérange. L’opinion d’autrui exerce sur ce dernier une pression pour l’inciter à rentrer dans le rang et sert une mise en garde aux brebis qui songeraient à s’égarer. Un proverbe japonais s’énonce à peu près comme suit : Ne sois pas le clou qui dépasse car il est le premier à recevoir un coup de marteau. C’est ainsi que le concept d’Oumma a été réhabilité : l’individu n'appartient plus à lui-même, mais il appartient à la tribu, à la communauté, à l’oumma. Comment alors concilier pleinement ses responsabilités de citoyen, individu rationnel dans une démocratie moderne, et de croyant, membre de l’oumma ?
Ainsi donc, la crainte du glaive de la Oumma forge une situation idéale pour que les masses se disciplinent d’elles-mêmes et marchent droit.
Chacun des moutons devient à son tour le chien berger du troupeau, comme si les compagnons de cellule d’un prisonnier qui tente de s’évader cherchaient à le retenir. Devant une telle situation nous serions tous d’accord pour dire que les prisonniers sont insensés. Sous régime islamiste, les gens agissent de la sorte les uns envers les autres en exigeant de tous qu’ils se conforment aux normes auxquelles chacun obéit aveuglément. C’est un bel exemple de fascisme psychologique !
Chacun contribue à ériger une prison psychologique, émotive et physique autour de ses semblables. Les vrais manipulateurs n’ont qu’à tirer les ficelles indiquées en temps opportun pour que leurs fantoches agissent comme bon leur semble. Ainsi, ils peuvent dicter au troupeau naïf et irréfléchi ce qu’il doit penser à propos de soi, d’autrui, de la vie, de l’histoire, des événements en cours.
Lorsque des normes sont en place dans une société, il n’est pas nécessaire de contrôler chaque journaliste, chaque flic ou chaque fonctionnaire d’un gouvernement. Les médias et les institutions nationales acceptent la vérité qui correspond aux normes et couvrent de ridicule ou condamnent quiconque propose une autre vision de la réalité. En pays musulman, dès lors que vous contrôlez ce que l’on considère « halal », donc « normal » et « possible », le système fonctionne pratiquement sans bavure tout simplement parce que la « règle » s’applique alors implicitement sans besoin de preuve. Le subjectif prend le pas sur l’objectif, la croyance du groupe sur l’expérience personnelle. Seul le contexte social, la pression du groupe suffisent pour induire le comportement voulu par la hiérarchie.
Le conditionnement ne nécessite alors plus aucune force autoritaire pour être appliqué. Le système se maintient de lui-même, employant l’énergie de chaque individu pour pérenniser le processus. C'est ce que le monde musulman a vécu depuis des siècles, c'est ce que lui promettent l'islamisme, le sionisme et l'impérialisme pour les prochains siècles.
« Nul n’est plus esclave que celui qui croit à tort être libre. » Goethe.
 
 
 
 
 
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