MALÉ, Maldives – Des milliers de Maldiviens ont manifesté vendredi pour demander au gouvernement de cesser ses activités jugées contraires à l’islam, notamment un projet de permettre des vols directs vers Israël.

 Des partisans modérés du gouvernement ont aussi organisé une manifestation, alors que le débat sur la religion d’État s’enflamme aux Maldives.

L’archipel de 300 000 habitants, situé dans l’océan Indien, interdit la pratique de toute autre religion que l’islam.

Les manifestants veulent que les autorités interdisent la vente d’alcool dans le pays, ferment les maisons closes et détruisent les monuments offerts par d’autres pays dans le cadre d’un sommet sud-asiatique tenu le mois dernier parce qu’ils estiment que ce sont des idoles.

Plus de 3000 personnes ont participé à la manifestation organisée par le parti d’opposition Adhaalat («Justice») et d’autres groupes, qui accusent le gouvernement du président Mohammed Nasheed de compromettre les principes de l’islam et qui demandent l’application de la loi islamique.

«La loi islamique équivaut à la paix», pouvait-on lire sur les affiches des manifestants.

Les Maldives, surtout connues pour leurs plages paradisiaques, ne pratiquent pas la lapidation ni les exécutions, mais pratiquent la flagellation en public. Le pays fait l’objet de critiques pour son manque de libertés religieuses.

Le débat sur la religion s’est enflammé quand un groupe a vandalisé un monument offert par le Pakistan qui comportait une image de Bouddha. Le bouddhisme fait partie de l’histoire des Maldives, même si le pays est aujourd’hui un État islamique.

Le mois dernier, des Maldiviens en colère ont manifesté après que la Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, eut demandé au gouvernement des Maldives de mettre fin aux lapidations publiques de femmes reconnues coupables d’adultère.

D’autres citoyens ont manifesté vendredi en soutien au président, qui privilégie un islam modéré pour favoriser le développement du pays.

«Pour construire notre économie, nous avons besoin d’investissements étrangers et nous devons créer un environnement dans lequel les étrangers peuvent investir, a dit le président Nasheed. Nous ne pouvons nous développer en retournant à l’âge de pierre ou en étant ignorants.»

 

 

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