Lors de son traditionnel discours des vœux le jeudi 12 janvier, le pasteur Claude Baty, président de la Fédération Protestante de France (FPF), s’est inquiété des persécutions dont sont victimes les chrétiens dans certaines régions du monde. Il s’est aussi élevé contre la restriction de leur liberté d’expression dans la sphère publique en France.

« Je dois dire que la situation des chrétiens au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, au Soudan, au Nigeria est très préoccupante, a déclaré Claude Baty. Mais elle ne doit pas préoccuper seulement les chrétiens, elle indigne quiconque estime que la liberté de conscience est un principe qui ne se discute pas ». Il a rappelé que « les persécutions religieuses se font aussi au nom d’une religion censée être la seule légitime ».

Insistant sur cette notion de liberté, il a estimé que « de manière générale la liberté est la grande perdante de cette tension générale puisque, jusque dans nos pays qui ont fondé leur gouvernance sur les droits humains, la peur pousse certains à demander la restriction de la liberté d’expression ».

Revendiquer le droit à la parole en France

Concernant la situation des chrétiens en France, le pasteur s’est élevé contre le manque de dialogue. « Je trouve obscurantiste le refus du débat, le refus de remettre en question des certitudes éphémères et souvent politiques », s’est-il indigné.

« Ceci dit, même snobés par certains éclairés, nous continuerons à revendiquer notre droit à la parole et à l’action dans la sphère publique. Nous, croyants, nous sommes des citoyens que ne valent pas plus que les autres, mais certainement pas moins », a-t-il ajouté.

Évoquant les prochaines échéances électorales, il a souligné que « les citoyens que nous sommes ne doivent surtout pas abdiquer leur responsabilité. (…) Je fais le vœu que nous reprenions notre destin en main en aidant par nos suffrages les politiques à faire leur métier qui consiste à choisir courageusement »

 

 

 

http://www.la-croix.com/

Retour à l'accueil