Désirdavenir Royal divise la Charente-Maritime

Des militants méprisés par les accords passés dans leur dos

Ils refusent d'être instrumentalisés
Le pot-aux-roses a été révélé fin octobre à Sud-Ouest, mais celle qui s'était acquise la complicité du député-maire sortant, le féal Maxime Bono, pour court-circuiter une désignation du candidat par la base, trouve les militants socialistes dressés sur son chemin. Ulcérés par des pratiques anti-démocratiques d'un autre âge, ils préparent à La Rochelle un atterrissage agité à la candidate à tout et blackboulée partout.

La Rochelle refuse de servir de marche-pied vers le perchoir de l’Assemblée
La 1ère circonscription a fait l'objet d'un troc entre le candidat sortant et la baronne régionale et leur jeu de chaises musicales n'est pas du goût de la population. S'il a annoncé qu’il ne se représenterait pas, c'est pour être libre d'investir la présidence de région au largage de la parachutiste sur le Palais Bourbon.

Une candidate socialiste d'opposition au parachutage

Martine Brochen-Aubry lui avait "réservé" la circonscription, le 3 novembre.
Règlements de comptes
Falorni, un proche parmi les proches de François Hollande, avait été sacrifié...
Le mardi 15 novembre, Sa Cynique Majesté Royal avait été désignée à Paris par le Bureau national du PS, mais les militants de la circonscription ne veulent pas d'elle aux législatives.

Forfaiture parisienne
Tous les amis d’Olivier Falorni, fort bien implanté au sein du PS maritime, estiment qu’à bientôt 40 ans, son heure devait sonner si Maxime Bono, touché par la cumul des mandats, raccrochait. D’autant plus qu’au premier tour de la primaire, Mme Royal a plafonné à 13% tandis qu’Hollande, soutenu par Falorni, dépassait la barre des 43%.
Un siège réservé à une femme ?
Qu'à cela ne tienne !
Deux autres candidates s’étaient pourtant faites connaître: Patricia Friou, dont le suppléant est Olivier Falorni, et Nanou Jaumouillié, conseillère municipale, chargée de la sécurité et des relations avec les comités de quartier.
Falorni a condamné la décision de réserver la première circonscription de la Charente-Maritime à une femme, dénonçant une " méthode hypocrite ". " Comme on ne peut pas la réserver à Ségolène Royal, on la réserve à une femme. L'objectif, c'est évidemment d'éliminer ma candidature par une mesure administrative ", a-t-il estimé.

Ségol'haine Royal met le feu à la législative
L'indésirable provoque en effet un affrontement avec " un candidat qui ne viendra pas de Désir d’avenir ", mais qui représentera " les valeurs de gauche ", a annoncé Olivier Falorni.
Devant une banderole " Démocratie bafouée socialistes en deuil ", le premier fédéral du PS de Charente-Maritime a tenu un point-presse, jeudi, mais il n’a pas précisé l’identité du challenger de Royal, qui pourrait ne pas appartenir au PS.

Patricia Friou explique que sa candidature "se fera sous la forme d'un 'ticket' (...) J'ai demandé à Olivier Falorni d'être mon suppléant, ce qu'il a accepté". "En faisant réserver notre circonscription à une femme, on pense assurer ainsi à Ségolène Royal un parachutage de confort, sans concurrence réelle. C'est vraiment une drôle de conception de la démocratie participative", a-t-elle encore déploré.

La Charente Maritime à feu et à sang
" Pour prétendre à la présidence de l’Assemblée, Mme Royal a besoin d’un fauteuil confortable pas trop difficile à conquérir vu sa notoriété actuelle et l’état de ses troupes ", analyse le socialiste rochelais Alain Renaldini, lequel refuse que la circonscription soit réservée à une femme afin d’être servie sur un plateau à Mme Royal. " Si elle a un tant soit peu de panache, qu’elle affronte Falorni dans une primaire et que le meilleur gagne ", propose-t-il ; " sinon, ici, le PS va vers l’explosion ".

Un autre socialiste voit les choses de manière beaucoup plus vindicative : " Si on nous impose Royal, elle va avancer sur un champ de mines ".
 
 
 
 
 
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