Nous n'avons de cesse de dénoncer les dangers que représentent l'islam  pour la Démocratie ,  il nous faut maintenant  vraiment s'intéresser aux "Théoriciens" de l'islam !

Et l'un des plus dangereux d'entre eux n'est nul autre que Tariq Ramadan.

Pour bien connaître ce   personnage  voyez cette incontournable vidéo de près de 34 minutes intitulée "Portrait. Qui est donc Tariq Ramadan" :




Tariq Ramadan a fait pression pour qu'elle ne soit pas diffusée sur TV5, et donc hors de France.
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01 décembre 2004

Tentatives pour censurer le documentaire d'Envoyé Spécial réalisé par Mohamed Sifaoui sur Tariq Ramadan

Envoyé Spécial a programmé jeudi 2 décembre 2004 un documentaire unique : le premier document audiovisuel enquêtant réellement sur le prédicateur Tariq Ramadan. Jusqu'ici, la plupart des émissions télévisées se sont contentées de donner la parole, sans vérifier et sans enquêter, à cet homme rôdé au double discours au point de se faire passer pour un réformiste progressiste alors qu'il est fondamentaliste. Comme pour le Front national, cette médiatisation n'a pas permis d'informer mais tout au contraire servi la propagande intégriste. Il a fallu un livre, "Frère Tariq" de Caroline Fourest, et un documentaire de Mohamed Sifaoui pour que le grand public soit enfin alerté.

C'est bien ce qui inquiète Tariq Ramadan — qui a adressé une lettre de mise en garde à France 2, attaquant le réalisateur et demandant la déprogrammation du documentaire. Aujourd'hui, l'UOIF vient à son secours dans un communiqué construit sur le même mode, maniant attaques et contre-vérités. Voici quelques précisions nécessaires pour comprendre l'enjeu de cette campagne de propagande.
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• Dépêche AFP sur la demande de censure de l'UOIF

L'UOIF demande à France 2 de déprogrammer un reportage sur Tariq Ramadan

PARIS, 27 nov 2004 (AFP) © 2004 AFP Médias-islam

L'Union des organisations islamiques de France (UOIF) a demandé samedi à France 2 de déprogrammer un reportage "aux allures de procès d'intention" sur l'intellectuel suisse musulman Tariq Ramadan que la chaîne française s'apprête à diffuser jeudi 2 décembre.

Dans un communiqué, l'UOIF souligne que ce reportage est "réalisé par Mohamed Sifaoui, connu pour son hostilité contre les symboles de la pratique musulmane". Selon l'UOIF, le même reportage a été déprogrammé le 24 septembre dernier par la Télévision suisse romande (TSR), à laquelle il avait été préalablement proposé, "au regard du manque d'objectivité qui a guidé son réalisateur".

"L'UOIF dénonce et condamne cette campagne de dénigrement cautionnée et portée aujourd'hui par une chaîne publique dont la mission d'information est compromise par la diffusion de ce reportage aux allures de procès d'intention", selon le texte.

"L'UOIF demande donc, au nom de la déontologie qui a guidé la TSR dans sa décision, la déprogrammation de ce sujet et d'encourager par ce geste la rigueur journalistique dans la recherche de la vérité", conclut le communiqué

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Mohamed Sifaoui porte plainte

COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 6 décembre 2004

Dans un communiqué rendu public dès le 27 Novembre 2004, et largement relayé les jours suivants par plusieurs médias, l'Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), membre du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), demandait en substance à la chaîne publique France 2 de "déprogrammer" un film sur Tariq Ramadan que j'ai réalisé pour le compte de l'émission "Envoyé Spécial".

Le communiqué de l'UOIF précisait que sa demande était motivée par le fait que j'étais un homme "connu pour son hostilité contre les symboles de la pratiques musulmanes". Cette phrase qui pourrait paraître a priori anodine pour un non-musulman comporte un sens extrêmement lourd.

Si une telle affirmation est d'abord fausse, elle peut incontestablement entraîner pour moi des conséquences très graves puisque elle me décrit ni plus ni moins comme apostat. En effet, prétendre que je serais "connu pour mon hostilité contre les symboles de la pratique musulmane", c'est dire que j'aurais renoncer à l'islam, ma religion. C'est là, la définition même de l'apostasie. Or, certaines références théologiques de l'UOIF comme Youssef Al-Qaradaoui rappelle dans une contribution sur le site internet "islamophilie.org" datée du 30 décembre 2002 que "les juristes de l'Islam sont unanimement d'avis que l'apostat mérite une peine – même s'ils peuvent diverger sur sa nature. Leur grande majorité estime que cette peine est la peine de mort. C'est l'avis des quatre écoles de jurisprudence islamique, voire des huit écoles". Le même Al-Qaradaoui explique dans son texte qu'il y aurait plusieurs types d'apostasie dont ce qu'il qualifie "d'apostasie intellectuelle" qui, selon lui, s'exprime à travers différents supports médiatiques.

Par ailleurs, l'imam Nawawi, l'une des références théologiques du monde musulman estime que "L'apostasie consiste à abjurer l'islam - en sortir - par l'intention, les mots, les actes, le fait de nier, ou encore par des propos qui ont été dit en plaisantant, par rejet ou par contradiction ou en y croyant". Cette définition correspond à l'affirmation de l'UOIF à mon endroit puisque celui qui serait "hostile aux symboles de la pratique musulmane" est forcément quelqu'un qui abjure la religion musulmane.

Dans cet ordre d'idées, étant décrit publiquement par l'UOIF comme étant quelqu'un qui serait "hostile aux symboles de la pratique" de sa propre religion, sous-entend que j'aurais renoncé à l'islam et par conséquent passible au regard de certaines interprétations de la loi islamique de la peine de mort.

Etant journaliste et réalisateur, je me rends souvent dans des pays musulmans, il m'arrive d'aller réaliser des reportages dans des Etats théocratiques appliquant la charia. Quel sort pourrait m'être réservé dans un pays islamiste où les dirigeants ou la population auraient pris connaissance de l'accusation de l'UOIF ?

Au regard de ce qui précède, j'ai décidé de poursuivre l'UOIF et son secrétaire général Fouad Allaoui, signataire du communiqué devant les tribunaux de la République.

Par ailleurs, j'ai officiellement écrit à MM Le Président de la République pour l'informer de ce grave précédent, le Ministre de l'Intérieur pour lui demander de prendre les mesures nécessaires pour renforcer ma sécurité et au Président du CFCM, Dalil Boubekeur, pour lui demander de dénoncer et condamner publiquement l'odieux communiqué de l'UOIF.

Je tiens à travers ce communiqué prendre à témoin l'ensemble de la presse française et internationale et à travers elle l'ensemble de l'opinion publique afin que cessent les intimidations à l'égard des journalistes ou intellectuels qui critiquent les islamistes ou leurs organisations. D'autre part, j'informe l'opinion publique qu'une plainte va être déposé à la suite des insultes et des menaces que j'ai subies au niveau de la librairie Al-Tawhid au cours de la réalisation du film sur Tariq Ramadan.

L'année dernière, des journalistes préparant un documentaire pour Canal + ont été agressés par des islamistes et leur leader, considéré pourtant par certains comme "respectable". Cette affaire a été passée sous silence. Je n'accepterais pas que l'intégrité physique d'un journaliste ou d'un quelconque citoyen soit menacée et passée par pertes et profits exceptionnels. C'est la raison pour laquelle, j'utiliserai tous les moyens légaux et civilisés pour que justice me soit rendue dans cette affaire que je considère très grave.

Mohamed Sifaoui
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• Qui est Mohamed Sifaoui ?

On connaît Mohamed Sifaoui pour ses reportages, courageux, sur l’islamisme. En Algérie, il travaillait pour un journal dont le siège a été soufflé par un attentat du GIA. Rescapé, il a perdu plusieurs de ses collègues et amis. Depuis la “concorde civile”, il a du mal à supporter l’idée de pouvoir croiser l’un de ces assassins dans la rue, libres comme l’air, comme si de rien n’était. Lui-même ne peut pas rentrer en Algérie et voir sa famille à cause de ses désaccords avec le pouvoir en place. Alors il exerce ses talents en France. Le 1er octobre 2002, il se rend au tribunal où l’on juge les deux auteurs de l’attentat de St Michel qui a frappé la France en 95. Il croise un ami d’enfance. Un sympathisant des islamistes, qui le croit aussitôt des leurs. Par réflexe journalistique, Sifaoui ne dément pas, le laisse parler, au point d’être mis en contact avec une petite équipe au service du djihad. Il filme en caméra cachée, devenant l’un des premiers journalistes à avoir infiltré une cellule reliée à Al-Qaïda et à nous ramener les images. Depuis, bien sûr, il est haï et considéré comme un « traître » par les réseaux islamistes de l’hexagone qui lui repprochent, comme il le font toujours, de soutenir les généraux plutôt que les intégristes ! En réalité, comme beaucoup de démocrates algériens, Mohamed Sifaoui est tout simplement révolté par la tentative de réécriture de l'histoire visant à dédouaner les islamistes des massacres en Algérie au profit d'une mise en accusation de l'armée. Ce qui lui a valu d'être en total désaccord avec les éditions La Découverte. Il s'en explique très bien sur le sie Alériensemble :

http://www.algeriensemble.com/sale_guerre.htm

Précision : Tariq Ramadan a tenté de disqualifier Mohamed Sifaoui en lui repprochant d'avoir témoigné contre lui dans un procès... Sans dire que Mohamed Sifaoui avait témoigné dans un tribunal en tant que journaliste défendant la liberté d'expression ! En effet, le procès en question a été intenté par Ramadan à Antoine Sfeir des Cahiers de l'Orient (il l'a perdu), pour des propos lui attribuant une influence inquiétante, et Mohamed Sifaoui a été cité par Sfeir justement parce qu'il connaissait à la fois très bien les questions journalistiques et Tariq Ramadan. Il n'a pas témoigné contre Ramadan mais pour permettre à un confrère de ne pas être condamné pour avoir osé parler sur Ramadan ! Il est très logique que Sifaoui ait continué par la suite à travailler sur Tariq Ramadan puisque c'est précisément sa spécialité et donc la raison pour laquelle il a été invité à témoigné à ce tribunal. Une bonne connaissance que Ramadan voudrait disqualifier comme "partiale", comme chaque fois qu'un journaliste n'est pas fasciné mais au contraire animé par son esprit critique à son endroit.
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• Un documentaire sobre et documenté

De l'avis de tous ceux qui connaissent la complexité du personnage, le documentaire réalisé par Mohamed Sifaoui est à la fois sobre, clair et mesuré.

Il pose simplement quelques questions, auxquelles il répond par des faits , des documents et des témoignages tous vérifiables et vérifiés.

Un moment fort : celui où Sifaoui se rend au siège lyonnais du prédicateur : la librairie Tawhid. Ne sachant pas qu’il était enregistré, l’un des fidèles de Ramadan l’a cordialement menacé.

Le reste du reportage, diffusé sur Envoyé Spécial, est également instructif. Pour la première fois, un journaliste télé a vraiment enquêté au lieu de se contenter d’interviewer Ramadan. D’ailleurs Ramadan a refusé de le rencontrer. Mais Sifaoui lui a quand même donné la parole : en diffusant des extraits de ses conférences audio et vidéo. Edifiant. Aussi en interviewant plusieurs de ses soutiens ou amis, comme l’islamologue Bruno Etienne.

Mais, pour la première fois dans un reportage, Sifaoui a également donné la parole à tous ceux qui tirent la sonnette d’alarme. L’auteure de Frère Tariq, Caroline Fourest y est interviewée. Ainsi qu'Antoine Sfeir (directeur des Cahiers de l’Orient), Richard Labévière (journaliste à RFI),

Jean-Charles Brisard (avocat du collectif des familles du 11/09) ou encore le directeur de thèse de Tariq Ramadan… qui a découvert avec effroi combien ce dernier n’avait aucun recul vis-à-vis de la pensée de son grand-père et tentait tout au contraire de le réhabiliter par le biais d’une thèse apologétique.

Le résultat est sobre, presque trop mesuré, mais convainquant.
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• Ce qu'il faut savoir sur la Télévision Suisse Romande

L’histoire même de la diffusion du film est révélatrice des complicités dont bénéficie Ramadan, notamment dans la presse Suisse où les Frères Hani et Tariq interviennent de façon omniprésente. La Télévision Suisse Romande est connue pour servir régulièrement de tribune à la famille Ramadan.

Soutenue par de riches protecteurs Saoudiens, les Ramadan ont toujours bénéficié d'une certaine complaisance en Terre bancaire. Mais cette complaisance s'est accentuée depuis que la partie lémanique est prise d'une fièvre xénophobe et raciste et que la partie francophone prétend y résister en donnant la parole, sans esprit critique, à tout défenseur de l'islam — fût-il intégriste.

Avec le reportage de Sifaoui, la TSR aurait pu rétablir un tout petit peu l’équilibre. Raté.

Au début, la chaîne feint de s’intéresser au projet. Elle visionne le film, félicite son réalisateur et insiste même pour diffuser le reportage en premier, avant la France et Envoyé Spécial. Puis, soudain, elle prétexte le référendum sur la naturalisation suisse pour rapporter la diffusion. Sans doute à raison, vu le climat populiste et xénophobe suscité par le débat.

Mais une fois le débat passé, n’était-il pas temps d’informer, enfin, les téléspectateurs Suisse sur le vrai visage d’un homme qu’elle présente depuis des années comme un « simple intellectuel musulman » voire comme un musulman progressiste ? La TSR rechigne, demande à Sifaoui de refaire son film et veut même censurer certains passages, pourtant on ne peut plus corrects et mesurés ! Ce que le réalisateur ne peut accepter. Bilan, le film ne passera pas sur la TSR. Tant pis. Les téléspectateurs suisses pourront toujours ghetter la rediffusion d’Envoyé Spécial sur TV5 se dit-on … Mais là aussi la chaîne s'emmêle, prouvant qu'elle est décidémment très motivée pour prendre la défense de Tariq Ramadan. Non contente de servir sa propagande depuis des années et d'avoir pris parti en sa faveur contre le réalisateur Mohamed Sifaoui, la TSR est allé jusqu'à faire pression sur TV5 pour que la chaîne francophone ne rediffuse pas Envoyé Spécial ! Pour l'instant, le reportage n'est toujours pas passé.

Par contre, TV5 a bizarrement diffusé un programme qui n'était pas prévu : le débat Ramadan/ Favrot organisé par la TSR (très à l'avantage de Ramadan, comme toujours)... diffusé quelques jours à peine après le documentaire de France 2.
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• L'intimidation continue

Une petite troupe de supporters de Tariq Ramadan a manifesté devant France 2 sa colère face à la programmation de ce documentaire — pourtant on ne peut plus soft et mesuré — sur Tariq Ramadan. Selon ces manifestants, le documentaire repprocherait à tort à Tariq Ramadan d'avoir voulu faire déprogrammer une pièce de Voltaire au milieu des années 90 en Suisse. Chose que plusieurs témoins et articles parus dans la presse, y compris sous la plume de monsieur Ramadan lui même, confirment. Le plus drôle étant qu'ils accusent le film de vouloir faire passer Ramadan pour un censeur en venant manifester contre... la programmation d'un film ! Une délégation a été reçue.

Les troupes ne désarment pas et appellent à une grande manifestation contre l'"islamophobie médiatique", le 21 janvier, qui ressemble fort à une tentative pour intimider tous les médias osant travailler sur l'intégrisme. Une étape de plus dans la prise en otage du mouvement antiraciste au service de la lutte anti-blasphème.

Le 7 novembre, l'UOIF a obtenu le droit de marcher aux côtés des associations antiracistes comme le MRAP ou la LDH. Cette fois, doit-on craindre que le MRAP et la LDH manifestent sous les mots d'ordre des intégristes ?

http://www.prochoix.org/cgi/blog/2004/12/05/36-tentatives-pour-censurer-le-documentaire-denvoye-special-realise-par-mohamed-sifaoui-sur-tariq-ramadan

http://tariqramadan.canalblog.com/archives/tariq_un_reformateur_salafiste/index.html

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Alors, ce Tariq Ramadan, faut-il s'en méfier ou non ?


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