Une série d'explosions dans le nord du Nigeria revendiquée par une secte radicale

 
 
Une ambulance circule près d'un policier nigérian, le 16 janvier. Une ambulance circule près d'un policier nigérian, le 16 janvier. © AFP/PIUS UTOMI EKPEI

La secte radicale Boko Haram a revendiqué la responsabilité des explosions qui ont secoué le nord du Nigeria, vendredi.

Selon des témoins, au moins huit personnes ont péri, dont un kamikaze, dans la ville de Kano.

Des tirs ont opposé les forces de l'ordre aux assaillants pendant que des habitants fuyaient en voiture et à moto. « La situation est terrifiante là où nous sommes. Des bombes explosent dans le quartier général de la police, et il y a des tirs entre la police et des assaillants armés », a confié un habitant de cette ville du nord nigérian.

La vingtaine d'explosions a ciblé deux commissariats, un quartier général régional de la police, ainsi que le bureau d'un responsable de la police. L'une d'elles a été provoquée par un kamikaze, selon une source policière de haut rang ayant requis l'anonymat.

Ces violences surviennent dans le contexte d'une vague d'attentats depuis la fin du mois de décembre. Ces attaques sont attribuées au groupe islamiste Boko Haram, qui en a d'ailleurs revendiqué plusieurs.

Le 31 décembre, le président Goodluck Jonathan a décrété l'état d'urgence dans des parties de quatre États du pays. La ville de Kano, capitale de l'État du même nom, n'était pas concernée par l'état d'urgence. Elle avait jusqu'à présent été épargnée par les attaques.

La secte de Boko Haram s'en était prise jusqu'ici à des régions plus à l'est.

Le Nigeria, avec ses 160 millions d'habitants, est le pays le plus peuplé d'Afrique. Il est aussi le premier producteur de pétrole du continent. Il compte sensiblement autant de musulmans, majoritaires dans le nord, que de chrétiens, plus nombreux dans le sud.

Le groupe Boko Haram s'oppose au gouvernement et fait campagne pour l'instauration de la charia, la loi canonique islamique, au Nigeria

 

 

|Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press

Retour à l'accueil