Iran Manif - Deux Iraniens ont encore été pendus lundi matin dans deux villes iraniennes, ont rapporté les médias locaux. Selon l'agence Isna, un homme accusé de trafic de drogue a été exécuté à Ardebil (nord-ouest). Un autre homme a été pendu à Jam (sud) selon l'agence Fars des gardiens de la révolution.

Il est bon de rappeler que le régime iranien utilise l'accusation de trafic de drogue pour exécuter les prisonniers politiques, les manifestants arrêtés et les victimes des rafles, afin de maintenir le climat de terreur.

C'est parce qu'il est pris à la gorge par la situation explosive de la société en Iran et affolé par les révolutions arabes qui font tomber des pans entiers de son front régional que le régime des mollahs multiplie les exécutions en Iran. A l'étranger c'est l'extermination du camp d'Achraf en Irak qu'il vise, où sont réfugiés 3400 de ses plus farouches opposants, dont mille femmes, sans armes et sans défense mais déterminés à ne jamais capituler devant la dictature religieuse.

A l'aide de ses commis du gouvernement irakien et notamment de son premier ministre Maliki, Téhéran vient de mettre au point un plan en sept points pour la fermeture du camp d'Achraf au 31 décembre. Fermeture que Maliki promet dans le feu et dans le sang.

Or ces 3400 civils, membres des Moudjahidine du peuple d'Iran, la principale opposition démocratique iranienne, sont des demandeurs d'asile et des personnes protégées par la 4e convention de Genève. Maliki, poursuivi par la justice espagnole pour crime de guerre et crime contre l'humanité, veut renouveller le bain de sang du 8 avril dernier quand il a fait 36 morts et plus de 300 blessés, mais cette fois à une immense échelle.

Il faut que l'ONU se bouge pour éviter un génocide annoncé en assurant la protection du camp au plus vite.

 

 

 

 

 

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