Au détour d'un long entretien passionnant de Oumma.com avec le professeur Haoues Seniguer de l'IEP de Lyon, on apprend que les salafistes du Maroc, ayant contribué à la victoire des islamistes du PJD, ont non seulement bénéficié des largesses du royaume chérifien, mais préconisent le mariage forcé des filles dès 9 ans, âge auquel le "prophète" Mahomet avait consommé le mariage avec Aicha qu'il épousa lorsqu'elle avait 6 ans.

Extrait de l'entretien :

"(...) dans les années 1970, Hassan II, comme d'autres chefs d'États dans le monde musulman à la même époque, sollicite activement des personnalités religieuses au premier rang desquelles Taqîyy Al-Dîn Al-Hilâli, figure marquante de l'islamisme et du salafisme marocains puisque ce dernier fut le maître à penser autant de certains cadres actuels du PJD que de Maghrâwî en personne. Ce dernier est même parfois présenté comme son successeur naturel.

Les salafis bénéficient depuis le début des années 1970, en dehors de quelques périodes de tension avec le pouvoir (comme après les attentats de New York en 2001 et de Casablanca en 2003), d'une bienveillance du Palais compte tenu de leur utilité éminemment politique dans le combat des idéologies dites "athées" et plus particulièrement de la gauche laquelle contestait, à l'époque (dès le début des années 1960), le monopole royal sur tous les leviers du pouvoir. Disons donc, que les autorités marocaines, voyaient plutôt d'un bon oeil l'émergence du salafisme d'abord, pour "décapiter" la gauche mais aussi pour faire contrepoids, ensuite, aux islamistes.

La construction et la floraison, à compter du milieu des années 1980, "des maisons du Coran" financées par l'agent du Golfe n'ont pas été bridées; bien au contraire, celles-ci "furent bénies par les autorités" selon Hamada [ Mountassir Hamada auteur de le salafisme wahhabite au Maroc entre les institutions religieuses et les mouvements islamistes] malgré quelques restrictions et interdictions par la suite. Celles-ci ne mettent pas pas vraiment en cause le "deal" entre salafis et pouvoir central. Pour le journaliste précité, l'absence de réaction vigoureuse des institutions religieuses officielles quand le cheikh Al-Maghrâwî a produit une fatwa autorisant le mariage avec des adolescentes (9 ans), trahirait beaucoup plus qu'une complicité passive." Lire l'entretien intégral sur Oumma.com

 

Observatoire de l'islamisation

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