Grande destination touristique pour riches gogos occidentaux, on oublie souvent que l’archipel des Maldives, constituée de 1 199 îles dont 202 habitées, situé dans l’Océan Indien à 450 km au sud de l’Inde, est un ancien sultanat aujourd’hui république mais dont la religion d’État est l’islam et où s’applique une stricte charia : toute expression religieuse autre que la religion de mahométane est interdite… Pays de moins de 400 000 habitants, les Maldives reçoivent, chaque année, plus de 600 000 touristes. Il ne survit que grâce à cette industrie et aux aides de l’étranger. Intolérance religieuse, endettement public astronomique, corruption, chômage, maltraitance des femmes et des enfants… Un tel pays devrait être raisonnablement boycotté par les voyagistes…

Au registre de l’intolérance religieuse, un tout récent incident survenu à un instituteur indien travaillant aux Maldives, devrait nous faire réfléchir.

Shijo Kokkattu, 30 ans, citoyen indien originaire du Kerala (Inde), est instituteur depuis deux ans dans une école de Raafainu (atoll de Raa), apprécié pour sa tenue et son professionnalisme, mais il est catholique. Par inadvertance sans doute, la semaine dernière, il a copié sur le bureau d’un ordinateur portable de son école des documents personnels enregistrés sur une clef USB de son propre ordinateur. Malheureusement, ces documents contenaient du matériel chrétien, certes en langue indienne donc incompréhensible pour des Maldiviens qui parlent le divehi, mais aussi des images. Dénoncé par un de ses collègues, Sjijo Kokkattu a été arrêté par la police et mis en prison. Il y est demeuré plus d’une semaine, avant d’être relâché le 14 octobre. Il sera prochainement expulsé par les autorités maldives vers son pays d’origine…

 

 

 

 

 

 

Sources : Minivan News (Maldives), The CSF (Inde) Observatoire de la chrisianophobie

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