Les Maldives sont membres du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU. Ils ne reconnaissent pas la liberté de conscience et de religion, et soutiennent que les châtiments cruels, dégradants et inhumains prévus à la charia sont des châtiments «humains», «nobles»et «civilisés». Rappelons que pour l'OCI, la vraie «barbarie», ce sont les caricatures blasphématoires.

C''est un clash entre des visions totalement irréconciliables de la dignité humaine.

Maldives-pillay
Des Maldiviens protestaient le 26 novembre contre les propos de Navi Pillay, Haut Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU, condamnant la flagellation des adultères et la constitution discriminatoire.

 

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La police enquête sur l’attaque violente d’une «manifestation silencieuse» en faveur de la tolérance religieuse qui s'est tenue sur l’Artificial Beach pour marquer la Journée des droits de l'homme.

Selon des témoins, un groupe d'hommes a jeté des pierres sur les 15-30 manifestants en criant des menaces et jurant de les tuer. Un témoin qui a pris des photos de l'attaque s’est fait dire «qu’il serait tué si les photos étaient diffusées». Les manifestants, membres de «Solidarité silencieuse», avaient publié un communiqué annonçant qu’ils souhaitaient «sensibiliser les Maldives et la communauté internationale à la montée de l'intolérance religieuse aux Maldives, et condamner la répression de la liberté religieuse sanctionnée par la constitution. Nous dénonçons également l'utilisation croissante de l'islam comme instrument de pouvoir politique».

L'augmentation récente de l'intolérance religieuse aux Maldives a attiré l'attention de la communauté internationale. Plusieurs monuments offerts aux Maldives lors du récent sommet d’Addu par d'autres pays de la SAARC ont été dégradés ou volés au motif qu'ils sont idolâtres. Le Dr Abdul Majeed Abdul Bari, ministre des Affaires islamiques, a condamné les monuments, et l’opposition a salué les vandales comme des «héros nationaux».

Des protestations ont également éclaté le mois dernier après que Navi Pillay, Haut Commissaire aux droits de l'Homme, s’est adressée au Parlement pour demander au gouvernement et à la magistrature de décréter un moratoire sur la flagellation pour relations sexuelles hors mariage, et demander la tenue d'un débat public. «Cette pratique constitue l'une des formes les plus inhumaines et dégradantes de violence contre les femmes et ne devrait pas avoir de place dans le système juridique d'un pays démocratique», a déclaré Mme Pillay. Elle a également déclaré que la disposition de la constitution des Maldives exigeant que chaque citoyen soit musulman «est discriminatoire et contraire au droit international ».

Le lendemain, des manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment de l’ONU avec des pancartes se lisant «L’islam n’est pas un jouet», «Interdisez l’ONU», et «Flagellez Pillay». Ils ont aussi demandé aux autorités d’arrêter le Haut Commissaire aux droits de l’Homme. Des députés ont également fermement condamné les déclarations Pillay.

Le député Mohamed «Colonel» Nasheed du Parti démocratique maldivien au pouvoir, a déclaré que les Maldives «n’ouvriront jamais la porte à d’autres religions que l’islam». Le Président Mohamed Nasheed a quant à lui déclaré que «les règles et les châtiments de la charia ne sont pas inhumains, c’est évident pour nous. Nous avons l'occasion de montrer au monde entier que la charia est noble et civilisée. Et c’est parce que nous sommes la seule nation islamique ayant un gouvernement démocratiquement élu.»

 

 

Sources : Protesters calling for religious tolerance attacked with stones, threatened with death, Minivan News, 10 décembre 2011 et ( Extraits  traduits) par Poste de veille

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