Un festival international de danse orientale qui devait se tenir à Marrakech le 10 mai prochain a été annulé pour des raisons de«sécurité» après un début de polémique dû à la participation prévue de danseuses israéliennes, a annoncé son organisatrice le 20 avril, rapporte TF1 News.

«J'ai annulé (le festival) car je n'ai eu aucune autorisation et j'avais peur pour la sécurité de mon groupe», a déclaré vendredi à l'AFP Simona Guzman, productrice du festival qui devait se tenir pour la deuxième année consécutive dans la capitale touristique du royaume.

Cette annulation intervient après un début de mobilisation, menée par des députés islamistes et des associations pro-palestiniennes, contre ce festival auquel devaient participer des danseuses du ventre israéliennes.

«Le Maroc a perdu de son hospitalité et de sa générosité, traits ayant fait sa réputation partout dans le Monde» a déclaré l’organisatrice selon E-Marrakech.

«J’ai décidé de transférer l’organisation de mon festival, en Grèce, après avoir été, objet de menaces sur ma personne, que j’ai reçu sur Facebook, alors que le site officiel du festival, fût victime de piratage» a-t-elle indiqué en déplorant «l’hypocrisie» de ses détracteurs, qui lui reprochent sa nationalité israélienne alors que dit elle, «le Maroc accueille chaque années des dizaines de milliers de touristes israéliens et des dizaines d’entreprises de l’Etat hébreu établit au pays».

«Personne n’a vérifié ma nationalité, alors que je suis turque et non israélienne» réfute-t-elle, en disant sa tristesse de voir Marrakech privée des «grandes retombées financières qu’aurait pu lui procurer le festival, ainsi que le grand nombre de personnes qui auraient pu s’assurer des journées de travail en marge de l’événement».

Il y a quelques semaines, le Jerusalem Post relatait que cette manifestation avait essuyé des critiques acerbes de la part de certains milieux islamistes et conservateurs marocains qui ont organisé un sit-in devant l’hôtel où devait se dérouler l’événement artistique.

Le Jpost qui affirmait reprendre des informations parues dans la presse arabophone croit savoir que les appels à la censure de cette manifestation artistique ne sont pas seulement dus à la présence de danseuses israéliennes, mais aussi «parce que ce style de danse est perçu comme offensant par les musulmans conservateurs».

Lu sur TF1 News, E-Marrakech , l'auteur  Slate Afrique

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