Médine au Café philo, vendredi. Une soixantaine de jeunes étaient réunis autour de lui.
Médine au Café philo, vendredi. Une soixantaine de jeunes étaient réunis autour de lui.

Il se définit comme « engagé et conscient ». Médine est rappeur. Il est l'auteur de plusieurs albums plutôt protestataires. Il est arrivé du Havre, sa ville d'origine, à Châtellerault, hier.

Le centre socioculturel des Minimes l'a invité dans le cadre de sa Semaine de la solidarité. Un événement au cours duquel de multiples actions sont entreprises pour permettre, dixit, « un mieux vivre ensemble. »
Ainsi, Médine était l'invité du « Café philo » au collège René-Descartes, en centre-ville. Une soixantaine d'élèves étaient réunis pour discuter avec lui de l'islam.

" La réaction des médias est à vomir "

Engagé, l'artiste l'est, sans conteste. Conscient ? C'est à voir. A propos du drame de Toulouse, l'artiste a tenu ces propos : « La réaction des médias est à vomir. Ils ont stigmatisé les musulmans. Ils en font l'ennemi numéro un. Cet événement détruit toutes les passerelles construites. Les musulmans vont devoir porter un poids supplémentaire. »
Le rappeur aurait-il oublié qu'il faisait face à un jeune public ?

Pourtant, en préambule de son intervention, il soulignait : « Être conscient, c'est ne pas créer de fausse image. Il faut comprendre que l'on peut avoir une influence sur son public. C'est une responsabilité. »
Les élèves, de confessions, d'origines et d'histoires mêlées, n'ont pas adhéré aux propos de l'artiste. « Un fou est un fou, a souligné l'un d'entre eux. Et ce n'est pas lié à sa religion. » La peur du rappeur ne semble pas fondée. Seulement surprenante.

 

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2012/03/24/Le-rappeur-Medine-derape

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