L'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) est une organisation internationale qui regroupe 57 Etats dont le but affiché est de « rassembler leurs ressources, unir leurs efforts et parler d'une seule voix pour défendre leurs intérêts et assurer le progrès et le bien-être de leurs populations et de tous les musulmans, à travers le monde ».

 

Cette organisation est d’essence raciste, ce sont ses textes eux-mêmes qui le disent et le démontrent comme je vais essayer de le montrer. Ce texte, en outre, mêle sciemment droit et religion, et « réaffirme » de façon solennelle la « supériorité » de la Umma islamique sur tous les autres groupes humains.

Les musulmans de l’OCI n’ont pas peur d’écrire des énormités, ils n’ont pas peur d’édicter des principes exactement contraires à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ni de se contredire, peut-être pour mieux endormir les personnes naïves ou celles qui ne connaissent pas la volonté hégémonique et expansionniste de l’islam.

Leur texte prend comme base légale à ces « droits » rien d’autre que la charia. La charia est cette doctrine qui règlemente tous les aspects de la vie quotidienne, y compris les plus bénins, pour en faire un acte religieux. Pour la charia, chacun de nos actes et gestes quotidiens, qu’il soit privé ou public, qu’il soit social, culturel, doctrinal, ludique ou relationnel est avant tout un acte religieux auquel on sera amené à répondre. A titre d’exemple, des hadiths dits « sahih » (« sains », donc dont la véracité ne peut être mise en doute) indiquent de quelle manière se torcher). Bien entendu, les « hadith » sont une partie de la charia et en font partie intégrante.

Les membres de l’OCI s’appuient donc sur un dogme pour édicter leur droit. Leur « justification » est d’essence divine, ce sont des commandements divins, ils sont donc exécutoires sans autre forme de procès. Il n’y a donc rien à discuter ni à remettre en cause. Ils déclarent avoir raison contre le reste de l’humanité et c’est une cause acquise pour toujours, ad vitam aeternam.

Ce qui revient aussi à dire que dans leur déclaration commune, les membres de l’OCI entérinent implicitement les dispositions traitant de l’esclavage, des droits de la femme, ils entérinent les traitements réservés aux autres croyants en général et aux chrétiens et juifs en particulier, aux « mécréants » et aux apostats, ainsi que les traitements réservés aux minorités ethniques, sociales ou religieuses. Ils entérinent également les règles de droit commun comme les châtiments corporels ou la loi du talion, ainsi que la peine de mort. Il convient de préciser que la peine de mort est toujours en vigueur dans les 57 pays membres de cette organisation.

Autre précision d’importance : quand le texte parle des humains ou de l’humanité, il sous-entend en réalité la Umma islamique et non les humains dans leur ensemble. Subtilité juridique importante qui ouvre la porte aux exactions envers les autres composantes humaines.

 

Il faut encore ajouter que les constitutions des pays musulmans ont tous la charia comme référence mais qu’aucun d’entre eux, pas même l’Arabie Saoudite, ne peut l’appliquer dans son intégralité. Ce qui tend à prouver qu’elle est complètement obsolète mais qu’elle continue d’inspirer et de diriger 1,5 milliards d’humains. Ces mêmes humains qui veulent nous l’imposer par tous les moyens.

En conclusion, les membres de l’OCI veulent imposer au monde un totalitarisme et une soumission absolue, alors que les textes fondateurs de leur dogme ont démontré leur inaptitude à s’adapter au monde actuel, malgré toutes ses imperfections.

 

Quelques exemples tirés de la déclaration commune de l’OCI, d'abord dan son préambule, ensuite à travers quelques articles:

- [l’OCI} Réaffirmant le rôle civilisateur et historique de la Ummah islamique, dont Dieu a fait la meilleure Communauté; qui a légué à l'humanité une civilisation universelle et équilibrée, conciliant la vie ici-bas et l'Au-delà, la science et la foi; une communauté dont on attend aujourd'hui qu'elle éclaire la voie de l'humanité […].

- Soucieux de contribuer aux efforts déployés par l'humanité pour faire valoir les droits de l'homme dans le but de la protéger contre l'exploitation et la persécution, et d'affirmer sa liberté et son droit à une vie digne, conforme à la Charria.

- Conscients que l'humanité, qui a réalisé d'immenses progrès sur le plan matériel, éprouve et éprouvera le besoin pressant d'une profonde conviction religieuse pour soutenir sa civilisation, et d'une barrière pour protéger ses droits

- Convaincus que, dans l'Islam, les droits fondamentaux et les libertés publiques font partie intégrante de la Foi islamique, et que nul n'a, par principe, le droit de les entraver, totalement ou partiellement, de les violer ou les ignorer, car ces droits sont des commandements divins exécutoires, que Dieu a dictés dans ses Livres révélés et qui constituent l'objet du message dont il a investi le dernier de ses prophètes en vue de parachever les messages célestes, de telle sorte que l'observance de ces commandements soit un signe de dévotion; leur négation, ou violation constitue un acte condamnable au regard de la religion; et que tout homme en soit responsable individuellement, et la communauté collectivement;

 

- Article 1

a) Tous les êtres humains constituent une même famille dont les membres sont unis par leur soumission à Dieu et leur appartenance à la postérité d'Adam. Tous les hommes (1) , sans distinction de race, de couleur, de langue, de religion, de sexe, d'appartenance politique, de situation sociale ou de toute autre considération, sont égaux en dignité, en devoir et en responsabilité. La vrai foi, qui permet à l'homme de s'accomplir, est la garantie de la consolidation de cette dignité.

b) Les hommes sont tous sujets de Dieu, le plus digne de sa bénédiction étant celui qui se rend le plus utile à son prochain. Nul n'a de mérite sur un autre que par la piété et la bonne action.

 

- Article 2

a) La vie est un don de Dieu (2), garanti à tout homme […].

Il est défendu d'ôter la vie sans motif légitime.
b) Le recours à des moyens conduisant à l'extermination de l'espèce humaine est prohibé (3).

 

- Article 6

a) La femme est l'égale de l'homme au plan de la dignité humaine (4). Elle a autant de droit que de devoirs. Elle jouit de sa personnalité civile et de l'autonomie financière, ainsi que du droit de conserver son prénom et son patronyme.
b) La charge d'entretenir la famille et la responsabilité de veiller sur elle incombent au mari.

 

- Article 8  

Tout homme jouit de la capacité légale conformément à la Charria, avec toutes les obligations et les responsabilités qui en découlent.

- Article 10   L'Islam est la religion de l'innéité. Aucune forme de contrainte ne doit être exercée sur l'homme pour l'obliger à renoncer à sa religion pour une autre ou pour l'athéisme ; il est également défendu d'exploiter à cette fin sa pauvreté ou son ignorance (5).

 

- Article 11
a) L'homme naît libre. Nul n'a le droit de l'asservir, de l'humilier, de l'opprimer, ou de l'exploiter. Il n'est de servitude qu'à l'égard de Dieu. (6)

- Article 12
Tout homme a droit, dans le cadre de la Charria, à la liberté de circuler et de choisir son lieu de résidence à l'intérieur ou à l'extérieur de son pays.

Article 14
Tout homme a le droit de rechercher le gain licite, sans spéculation ni fraude, ni préjudice pour lui-même et pour les autres; l'usure (Riba) est expressément prohibée(7).

- Article 22
a) Tout homme a le droit d'exprimer librement son opinion pourvu qu'elle ne soit pas en contradiction avec les principes de la Charria
b) Tout homme a le droit d'ordonner le bien et de proscrire le mal, conformément aux préceptes de la Charria […] (8).

- Article 24
Tous les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration sont soumis aux dispositions de la Charria. (9)

- Article 25
La Charria est l'unique référence pour l'explication ou l'interprétation de l'un quelconque des articles contenus dans la présente Déclaration. (9)

(1) « Tous les hommes » : sous-entendu : tous les soumis (les musulmans), puisque, plus loin, le texte parle de « la vrai foi, qui permet à l'homme de s'accomplir ».

(2) Forme d’exclusion des athées et autres irréligieux. La vie ne leur est donc pas garantie, contrairement aux croyants.

(3) Merci de le préciser !

(4) Et uniquement à ce plan-là. Au total la femme se retrouve avec très peu de devoirs et … des obligations.

(5) encore une subtilité qui donne une prédominance des « soumis » aux autres groupes humains. La « religion de l’innéité » : l’innéité produit des individus doués d'aptitudes ou de dispositions exceptionnelles, nous disent les dictionnaires. L’OCI reconnait bien timidement l’athéisme mais comme tout est basé sur la charia…

(6) Article contraire à la charia. Quelle prépondérance sur cette dernière ? A remarquer encore une fois la référence à dieu.
(7) Article incompatible avec le fonctionnement des sociétés musulmanes actuelles.

(8) Restriction de la liberté de parole et de conscience. Comment l’OCI prépare le terrain pour faire interdire par l’ONU le droit de critique religieuse!

(9) Tout est dit.

 

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