Le Front de Gauche vient de contracter un emprunt bancaire d’1 million d’euros pour amplifier la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Par l’auteur du site Libéralisme expliqué.
 
Les antilibéraux sont très forts en ce qui concerne la contradiction performative :
Besancenot se bat contre le capitalisme, les multinationales et la mondialisation, mais porte des Nike. Poutou est nourri chaque mois par le salaire que lui apporte Ford… Les exemples sont innombrables de ces gens qui se « battent » contre la société de consommation qui pourtant les nourrit et leur évite de travailler 12 heures par jour aux champs comme dans le passé pour seulement survivre.

Le paroxysme vient d’être atteint avec l’emprunt bancaire d’1 million d’euros qui vient d’être contracté par le Front de Gauche pour amplifier la campagne de Mélenchon. Celui qui veut mettre à bas le système financier est bien content que celui-ci soit là pour lui financer sa campagne.

Quel culot !

Au final, c’est à la faveur d’un de ses projets (la campagne présidentielle) que Mélenchon se rend compte que parfois, pour réaliser ses rêves, les gens qui n’ont pas un salaire de sénateur comme lui ont besoin de capital. A moins qu’il juge que les projets des français soient moins importants que sa pauvre campagne, il devra bien admettre que le capital est nécessaire pour développer une économie basée sur les initiatives individuelles…

Mis face à leurs contradictions certains diront qu’ils n’ont pas le choix et qu’on est dans un « système » qui les « oblige » à acheter des produits des multinationales, à emprunter aux banques, à faire leurs courses dans la grande distribution… Cela n’a bien évidemment aucun fondement.

Personne n’empêche personne de produire des baskets sans faire de profits, au sein d’une magnifique fondation philantropique.

Personne n’oblige personne à déposer son argent à la banque, et à y emprunter.

Personne n’empêche personne de cultiver ses légumes dans son jardin et de boycotter la grande distribution.

Personne n’empêche ces gens de construire une société alternative entre eux. Mais non, ce qu’ils veulent en réalité, c’est l’imposer aux autres.

Le seul « système » qui nous « oblige » à vivre selon un certain mode de vie est celui qui nous force par la contrainte à nous assurer la santé auprès d’un organisme unique et monopolistique, à envoyer notre courrier que par une seule société publique monopolistique, à financer par l’impôt (en y mettant 56% de ce que nous produisons !) des projets qui ne nous concernent pas, que nous trouvons inefficaces ou même parfois qui nous déplaisent et que nous condamnons.

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Sur le web.

Lien raccourci: http://www.contrepoints.org/?p=76300

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