L'islam saoudien est une entreprise impérialiste, colonialiste, suprémaciste et totalitaire huilée aux pétrodollars, qui fait des ravages dans le monde entier. Cette théologie fasciste, antisémite, misogyne, homophobe, violente, intolérante et haineuse a été décrite par Joseph Facal dans une chronique intitulée : De la haine pure

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Des Pakistanais ont dénoncé le colonialisme arabe (qui impose l'islam wahhabite au détriment de l'islam soufi), dans un contexte d'attaques contre des sanctuaires soufis au Pakistan.

«L'Arabie saoudite, un pays antidémocratique, exporte l'islam wahhabite au Pakistan, où le soufisme a traditionnellement été populaire», a déclaré au Times of India Sayeeda Diep de l'Institut pour la paix et les études laïques basé à Lahore.

«L’Arabie antidémocratique finance le wahhabisme pour écraser les aspirations démocratiques dans le monde entier, y compris au Pakistan, dans le but apparent de permettre à ses dirigeants de maintenir leur règne dynastique en Arabie saoudite. Des pétrodollars sont investis dans le monde entier pour promouvoir ce courant de l’islam présenté comme étant conforme à l’islam originel. Les Pakistanais doivent combattre à la fois les Américains et le colonialisme arabe», a-t-elle dit lors de sa visite en Inde.

Le soufisme s’est répandu tant en Inde qu’au Pakistan pendant 1000 ans mais les attaques contre les sanctuaires soufis se sont produites seulement au Pakistan. Les talibans et des forces extrémistes au Pakistan obtiennent du soutien et des fonds des wahhabites. Les wahhabites désapprouvent les sanctuaires et les saints qui sont une source d’inspiration pour les soufis, connus pour leur mysticisme. Le mouvement wahhabite a émergé au 18ème siècle.

Les wahhabis sont tellement intolérants au Pakistan que deux théologiens, Javed Ahmed Shamdi et Maulana Tahir-Ul-Quadri, ont dû chercher refuge après avoir critiqué les extrémistes. Ul-Quadri s’est enfui au Canada après avoir émis une fatwa contre le meurtre d’innocents. «Il n'y a pas d'espace pour le débat théologique comme celui qui a cours en Inde», a-t-elle dit.

Diep a dû être hospitalisée après l'assassinat de Salman Tasir, le gouverneur du Pendjab qui se battait contre la loi sur le blasphème. Elle a pleuré sans arrêt pendant trois jours et a sombré dans une dépression, car elle ne voyait aucun espoir pour les vues laïques au Pakistan. Elle a été emprisonnée quatre fois pour avoir contesté les mesures régressives du gouvernement. Dans l’une de ses campagnes, elle a demandé l’inculpation du mollah ayant émis un décret religieux interdisant d’assister aux funérailles de Salman Tasir, abattu par son garde du corps. Au début, seules quatre personnes ont participé à sa manifestation aux chandelles pour protester contre les mollahs. Il y en a aujourd’hui 70.

 

Source : Pakistan wants halt to Arab 'religious colonialism', Times of India, 8 janvier 2012. Traduction par Poste de veille

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