Ne parlons même plus de déni de justice, car nous sommes dans le n’importe quoi! La condamnation à mort par un tribunal anti-terroriste de Mumtaz Quadri pour le meurtre de Salman Taseer, alors gouverneur du Penjab, pourrait tout simplement être annulée. Comment ?

 D’abord parce que le condamné a fait appel de la sentence, ce qui se conçoit, et que la Cour d’appel d’Islamadab a jugé son recours recevable ; ainsi l’exécution de la sentence est suspendue. Toutefois, cette même Cour a jugé révisable la « loi sur le blasphème » – un coup à droite, un coup à gauche…

 L’avocat de Mumtaz Quadri, Khawaja Muhammad Sharif, ancien président de la Haute cour de Lahore et avocat de renom, a argumenté son appel sur la base de « défaut de juridiction » de la Cour anti-terrosiste qui a condamné Quadri à la peine capitale.

Elle serait donc « incompétente » puisque Quadri n’est “techniquement” pas un terroriste, ce n’est qu’un meurtrier. Dès lors la loi islamique dite de diyat (le « prix du sang ») devrait pouvoir lui être appliquée : en échange d’une somme d’argent à déterminer, il pourrait obtenir le « pardon » de la famille de sa victime et ainsi recouvrer sa liberté. Une diyat qui se révélerait ainsi être une “prime” à d’autres meurtres. Curieuse loi. Mais il y a des accommodements avec le ciel islamique…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Agence Fides/ Daniel Hamiche

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