ghannouchi 1L’article d’Andrew McCarthy est basé sur une nouvelle initialement rapportée par GMBDR le 29 novembre 2011. Il a d’abord été publié par National Review Online et repris par New English Review.

Point de Bascule en a produit la version française.

Le quartier Capitol Hill de Washington héberge plusieurs édifices utilisés par l’administration américaine dont le Capitole des États-Unis, siège du Congrès américain, le pouvoir législatif des États-Unis. Rachid Ghannouchi a été reçu dans un autre des édifices gouvernementaux de ce quartier, le Cannon Office Building.

Springtime in November: Islamist Group Hosts Tunisia’s Muslim Brotherhood Leader on Capitol Hill (Le printemps en novembre : un groupe islamiste reçoit le leader des Frères Musulmans tunisiens dans le quartier Capitol Hill)

«Oui, vous avez bien lu : le Muslim Public Affairs Council (MPAC) a manœuvré pour obtenir ce soir (29 novembre 2011) un local au Cannon Office Building dans le quartier Capitol Hill pour recevoir Rachid Ghannouchi, le leader d’Ennahda. C’est cette organisation affiliée aux Frères Musulmans qui a récemment remporté les élections en Tunisie.»

«On retrouve parmi les fondateurs du groupe islamiste MPAC des disciples de Hassan al-Banna (1906-1949), le fondateur des Frères Musulmans (sunnites) et des admirateurs du Hezbollah (chiite). Certains des militants du MPAC ont référé à l’organisation terroriste Hezbollah, une succursale de l’Iran, comme à un "mouvement de libération". Ils ont également décrit ses attaques de 1983 contre des édifices occupés par l’armée américaine à Beyrouth comme des "opérations militaires" plutôt que comme des actes terroristes. Après les événements du 11 septembre 2001, le directeur actuel du MPAC, Salam al-Marayati, a déclaré qu’Israël devait être parmi les principaux suspects. (Investigative Project a fouillé les antécédents du MPAC ICI.)»

«Rachid Ghannouchi est un islamiste de longue date qui fut interdit de séjour aux États-Unis dans les années ’90 lorsqu’invité par Sami al-Arian, un militant de l’organisation Jihad islamique. Al-Arian a depuis été condamné pour terrorisme. Conformément à l’approche des Frères Musulmans, Ghannouchi et son parti Ennahda se donnent des airs de modérés. Ils déclarent ne pas vouloir imposer la charia, être favorables aux droits des femmes, etc.»

«Ils ont cependant de plus en plus de misère à maintenir les apparences, surtout quand ils croient que personne ne les écoute. Dans un article consacré à l’événement de ce soir, Investigative Project rapporte que dans une interview accordée à un site en langue arabe il y a quelques mois seulement, Ghannouchi a ouvertement encouragé la destruction de l’État d’Israël. Ce dernier s’est déclaré optimiste de voir l’État juif disparaître bientôt :

«Le printemps arabe "va permettre de faire progresser la cause palestinienne et va menacer Israël d’extinction", a déclaré Ghannouchi. "Je vous donne la bonne nouvelle : le monde arabe va se débarrasser de la bacille d’Israël. Le cheik Ahmed Yassin, le leader du Hamas, a déjà dit qu’Israël aurait disparu avant l’an 2027. Je vous déclare que cette date est peut-être trop éloignée et qu’Israël pourrait bien disparaître avant ça".»

«Le rapport d’Investigative Project rappelle d’autres manifestations d’appui de Ghannouchi envers le Hamas (la section palestinienne des Frères Musulmans). Le leader tunisien enjoint les musulmans d’appuyer l’organisation terroriste et il décrit les attaques jihadistes contre des civils isaréliens comme des "opérations-martyrs" nécessaires. Son organisation Ennahda décrit Israël comme "une corps étranger planté au milieu de la mère-patrie, ce qui constitue un obstacle à l’unité et ce qui reflète le conflit entre notre civilisation et ses ennemis".»

«On ne doit donc pas se surprendre que le MPAC décrive Ghannouchi comme "un des plus importants contributeurs à la pensée et à la théorie politiques islamiques contemporaines". Le MPAC se vante, soit dit en passant, du fait que le président Obama ait contacté leurs bureaux de Washington pour les féliciter de l’important travail qu’ils accomplissent. Dans d’autres circonstances, la Maison Blanche semble moins fière de cette relation. Ainsi, lorsque le directeur du MPAC fut invité au souper annuel de l’Iftar, on omit de le mentionner sur la liste des invités. D’un autre côté, le département de la Justice américaine dirigé par le duo Obama/Holder s’est empressé d’éliminer des manuels de formation du FBI les passages qui se rapportaient à l’idéologie islamiste après que Marayati ait publié un article dans les pages du Los Angeles Times pour se plaindre.»

«C’est bon de savoir qui commande à Washington ces jours-ci. Joyeux printemps arabe!»

Références supplémentaires

Investigative Project on Terrorism : Behind the Facade : The Muslim Public Affairs Council (Derrières les apparences : Le Muslim Public Affairs Council)

Point de Bascule : Rachid Ghannouchi fait l’éloge d’un exégète saoudien qui soutient que la terre est plate

Point de Bascule : Mohamed Zrig : Complice de terroristes et candidat des Frères Musulmans pour représenter le Canada à l’Assemblée constituante tunisienne

 

 

Écrit par Point de Bascule on 03 Décembre 2011.

Original English version HERE (via New English Review)

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