En 1854, selon un rapport à New York Daily Tribune, les juifs ont constitué les deux-tiers de la population de cette ville sainte. La source pour cette statistique? Un journaliste attaché, pour la circonstance, au Moyen-Orient, cette année-là, pour le journal. Son nom était Karl Marx. oui, CE Karl Marx-là : http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Marx 

Ces statistiques de population sont demeurées jusqu'au milieu du XXe siècle, selon l'encyclopédie Britannica et le guide de voyage de Baedaker, édité en 1906

 

Karl Marx écrit dans New York Daily Tribune du 15 avril 1854 :

Les Musulmans forment environ un quart de l’ensemble de la population composée de Turcs, d’Arabes et de Maures qui sont évidemment les maîtres à tous égards puisqu’ils ne sont aucunement affectés par la faiblesse de leur gouvernement situé à Constantinople. Rien n’égale la misère et les souffrances des Juifs de Jérusalem, qui résident dans le quartier le plus infect de la ville que l’on appelle le hareth-el-yahoud, ce quartier d’immondices compris entre les monts Sion et Moriah où sont situés leurs synagogues - objets constants de l’oppression et de l’intolérance des Musulmans, exposés aux insultes des Grecs, persécutés par les Latins, et ne vivant que des aumônes à peine suffisantes transmises par leurs frères d’Europe.

Les Juifs ne sont cependant pas des indigènes et seuls les attirent à Jérusalem le désir d’habiter la Vallée de Josaphat ainsi que celui de mourir sur le lieu même où ils attendent la rédemption. ’Attendant leur mort’, écrit un auteur français [1], ’ils souffrent et ils prient. Leurs regards tournés vers ce Mont Moriah où s’éleva autrefois le Temple du Liban ( ?), et dont ils n’osent s’approcher, ils versent des larmes sur les infortunes de Sion et sur leur dispersion à travers le monde’

Voici l’original rédigé directement en anglais : « The Mussulmans forming about a fourth of the whole and consisting of Turks, Arabs and Moors are of course the masters in every respect, as they are in no way affected by the weakness of their Government at onstantinople. Nothing equals the misery and the sufferings of the Jew of Jerusalem, inhabiting the most filthy quarter of the town, called hareth -el-yahoud, in the quarter of dirt between Zion and the Moriah where their synagogues are situated - the constant object of Mussulman oppression and intolerance, insulted by the Greeks, persecuted by the Latins, and living only upon the scanty alms transmitted by their European brethren. The Jews, however are not natives, but from different and distant countries, and are only attracted to Jerusalem by the desire of inhabiting the Valley of Josephat ; and to die on the very place where the redemption is to expected. ’Attending to their death’, says a French author, ’they suffer and pray. heir regards turned to that Mountain of Moriah where once rose the Temple of Lebanon, and which they dare not approach, they shed tears on misfortunes of Zion, and their dispersion over the world’ ».

[1] Marx cite ici, sans le nommer, César Famin, auteur d’une Histoire de la rivalité et du protectorat des Eglises chrétiennes en Orient paru à Paris en 1853

Retour à l'accueil