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Sajjad, le fils de Sakineh, et Houtan Kian, son avocat.

Sajjad, le fils de Sakineh, et Houtan Kian, son avocat.

 

 

 

Nous apprenons par des sources iraniennes l’information suivante, qui vient d’être également rapportée par le quotidien italien Repubblica : l’avocat de Sakineh, Houtan Kian aurait été sauvagement torturé. On lui aurait soutiré des « aveux » dans la pire tradition des dictatures sanglantes. Il aurait reconnu avoir « fait de la propagande contre l’Iran » et plus précisément d’avoir « attenté à la sécurité nationale en faisant de la propagande contre la République islamique » ainsi que d’avoir « nuit à la réputation du pays en accordant des interviews aux médias étrangers sur l’affaire Sakineh ».

Et la justice iranienne, qui n’a plus de justice que le nom, semble l’avoir condamné pour cela à six ans de prison.
Nous rapportons cette information avec stupeur et horreur.

Un pays où l’on torture un avocat et où on le jette en prison quand il a commis comme seul crime d’avoir défendu loyalement sa cliente est un pays qui se met au ban des Nations.

Honte à Ahmadinejad, Honte à Khamenei.
Nous n’avons pas fini avec la mobilisation pour sauver Sakineh…

Rappel : Le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, l’iranienne condamnée à la peine de mort par lapidation, a ému l’opinion internationale en 2010.
Houtan Kian, son avocat, et Sajjad Ghaderzadeh, son fils, essaient de faire connaître la situation de cette mère de famille lorsqu’ils ont été arrêtés, le 10 octobre 2010, par les autorités iraniennes. Ils accordaient à cette occasion une interview à deux journalistes allemands. Tous quatre ont été incarcérés dans la prison de la ville de Tabriz.
Sajjad Ghaderzadeh a été libéré après avoir passé aux “aveux” – filmés par la télévision du gouvernement iranien ! – en décembre 2010.
Les journalistes allemands n’ont retrouvé la liberté que le 19 février 2011, après maintes négociations avec la diplomatie allemande.
Houtan Kian attendait, quant à lui, son procès, dans le plus grand isolement, depuis un an et demi.
Le sort de Sakineh, qui croupi toujours en prison, demeure en suspend. La révision de son procès, promise depuis bientôt deux ans, n’a encore pas eu lieu.

 

 

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